‹ La circulation du sang à l'état physiologique et dans les maladies [electronic resource]Chapitre 16 sur 431 · CHAPITRE IL · texte numérisé non relu

CHAPITRE IL

C'est au moment où l'état électrique du cœur change brusquement qu'une patte galvanoscopique de grenouille dont le nerf repose sur ce cœur en mouvement subit son excitation. Nùel 1 a fait à ce sujet, dans le laboratoire du professeur Donders, des expé-

Fisr. 12. Tracé photographique des variations électriques d'un cœur de tortue.

riences qui montrent que la plus brusque variation de l'état électrique du cœur correspond au début de la systole. Ainsi, la variation électrique du cœur suit les mêmes phases que les change- *TVw£'; ments de longueur de ses fibres musculaires1. * i^yXlT

Temps perdu ou période d'excitation latente du cœur.

§ 16. — Quand un cœur a cessé de battre, on y peut provoquer U&d^ artificiellement des systoles, en excitant les oreillettes ou les ven- f&. »~*c tricules. Or, ces mouvements provoqués n'apparaissent pas im-"cL^ médiatement après l'excitation, mais présentent un certain retard qui correspond à ce que Helmholtz a appelé le temps perdu on^h^ la période d'excitation latente des muscles.

La figure 13 montre ce retard. La ligne supérieure V est tracée par le myographe appliqué sur le ventricule détaché du cœur d'un

1. D'après NUel {Bulletin de l'Acad. des sciences de Belgique. 1873 n°« 9 et 101 la pente du cœur intact est positive par rapport aux autres points de la' paroi ventricu a,re : on le constate en interposant un galvanomètre entre deux points différents de a surface du ventncule L'intensité du courant augmente quand «n'excise le p icard viscéral au mveau de l'un des points explorés. Le courant varie à chaque systole du

Quand on dispose le nerf d'une patte galvanoscopique de telle sorte qu'il touche par deux pomts différents de sa longueur deux points de la surface ventricula e doul dè

sioM^ -yen du myographe a traDsmis.

de la patte galvfnoscop aue ! „ ^ °'eS dU C0BUr Ct ,6S SeC0USses «"oculaires

^,ecT,zzziz:;:i^ ex,ste un synchronisme parfait

lapin, après que cet organe avait cessé de battre La ligne inférlre est tracée par un signal électro-magnétique ; sa déviation aù point S exprime l'instant où le cœur a été excité.

On voit par cette figure, que la systole n'est arrivée qu'après un temps assez considérable (une demi-seconde) : ^ernps^ujn muscle ventriculaire. Ce retard est moindre pour la systole de 1 o- S I, il est une loi générale, au sujet de la durée du temps

Fig. 13. Temps perdu ou période d'excitation laUnte d'un ventricule.

1. perdu d'un muscle, c'est que ce temps est d'autant p.us grand que . t*r~v~ la «musse du muscle présente plus de durée.

U longueur considérable du temps perdu qui précède une sy - La longueui uu ^nrrpcnnndance avec la

>«JJ^ de la secousse auriculaire.

T.„a„n«. * ■» — - """nd ,C"r rJ"""C

s'accélère.

«l'on considère la série des systoles du cceur comme Ui^l^- 1 17- - Si 1 on eonsmere . 4 odmettre que ces sys-

une série de secousses on est condm ^ e tôles tendront à se fusionner entre elles d inlervaUes. K /l^^plns parfaite, qu'elles se suivront à de plus co s ^ I L effet, si l'on soumet un muscle i une série ^ ^

métriques de fréquence crois an I» -«^ ^ cousses ont le temps de s a comp ^ rapid<J >

une B-nde amp ■ ode ™a . p. ^ chaque

^nt "s "; d'accomplir sa seconde phase, le mnsde ne

j »« nenrèr. (Voy. Méth. graph., p. 472.) 1. Le signal ékctro-magnét.que de M. Dep.er.. iv y

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