‹ La circulation du sang à l'état physiologique et dans les maladies [electronic resource]Chapitre 152 sur 431 · DE LA FORCE DU POULS · texte numérisé non relu

DE LA FORCE DU POULS

Des illusions du toucher relativement à la force du pouls. — Significations de la force et de la faiblesse du pouls; erreurs commises à ce sujet. — Influence du volume de l'artère explorée sur la force du pouls. — Influence de l'attitude du bras sur la force du pouls. — Influence de la tension artérielle sur la force du pouls. — Expériences schématiques destinées à éclairer l'influence de la tension artérielle sur la force du pouls. — Influence de la durée de l'intervalle qui précède une pulsation sur la force de celle-ci. — Des différences de la force du pouls liées à des différences dans la force des systoles du cœur — Décroissance de la force du pouls dans les artères de plus en plus éloignées du cœur.

§ 178. — La force du pouls correspond à l'intensité de la sensation tactile qu'on éprouve en palpant une artère. Le doigt peut bien distinguer les types extrêmes de force et de faiblesse du pouls, mais les variations délicates de ce caractère lui échappent. Le sphygmographe, au contraire, traduit d'une manière objective la force du pouls; celle-ci correspond à l'amplitude des courbes tracées par l'instrument.

Il ne faut pas toutefois considérer le sphygmographe comme capable de donner une indication absolue de la force du pouls ; en effet, suivant le degré de pression que le ressort de l'instrument exerce sur l'artère, le tracé prend des amplitudes différentes. On tâtonne, en appliquant le sphygmographe, et l'on gradue la pression, en tournant la vis de réglage, jusqu'à ce qu'on ait obtenu la plus grande amplitude du tracé. Dès qu'on voit qu'en comprimant davantage l'artère on fait diminuer l'amplitude des oscillations du levier, on tourne la vis en arrière pour ramener la pression au degré convenable, et on inscrit le pouls. Ainsi, la meilleure pression est, en général, celle qui donne au tracé le plus d'amplitude.

Il est impossible d'assigner un degré constant à la pression que le ressort doit exercer sur l'artère. En effet, une môme pression

qui est à peine suffisante pour déprimer une artère très tendue et pour y faire naître le phénomène du pouls est excessive quand on l'applique à une artère à pression faible; elle atténue la pulsation

PB. v*

Fig. 154. Pouls radial à faible tension artérielle recueilli avec une pression légère du ressort

du sphygmographe.

tt la peut même faire disparaître en aplatissant complètement les parois du vaisseau.

Sur une artère à forte tension, l'amplitude du pouls est accrue par une augmentation de la pression du ressort. Un pouls à faible

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