‹ La circulation du sang à l'état physiologique et dans les maladies [electronic resource]Chapitre 172 sur 431 · CHAPITRE XX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XX

une augmentation de la force du cœur. Alors s'accroissent à la fois l'élément constant et l'élément variable de la vitesse. Ce n'est point là une influence locale, s'exerçant dans l'artère explorée, mais un accroissement de la puissance du cœur lui-même, car toutes les artères de l'économie présentent cette même augmentation de la vitesse; Chauveau et Lortet l'ont observée jusque dans la métatarsienne1.

L'attitude d'un membre entrave ou favorise la circulation dans ses artères ; elle y fait notablement varier la vitesse du sang. Un membre élevé peut être considéré comme soumis à une diminution de la force impulsive du cœur: celle-ci est contrebalancée par le poids de la colonne de sang que représente la hauteur du membre. La vitesse du sang est nécessairement diminuée par l'élévation du membre dont l'artère est explorée avec l'hémodromographe.

Relations qui existent entre la vitesse et la pression du sang

dans les artères.

§ 209. — Le lecteur a dû s'apercevoir, dans les paragraphes qui précèdent, que plusieurs des influences qui modifient la vitesse du sang agissent de la même manière sur la tension artérielle ; mais il ne faudrait pas croire que ces deux facteurs varient toujours dans le même sens ; il est un grand nombre de cas où la vitesse et la tension artérielles varient en sens inverse l'une de l'autre. Après l'excitation du pneumogastrique, quand le cœur agit avec moins de force, on voit diminuer à la fois la pression et la vitesse du sang dans les artères; mais si l'on comprime une artère, on voit que la vitesse y devient nulle, tandis que la pression s'accroît en amont de l'obstacle créé par la compression.

Loi qui préside aux rapports de la vitesse du sang à la tension artérielle. — On peut formuler ce rapport d'une manière fort simple.

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