SANG ÉPROUVE A SORTIR DES AUTÈRES FERA VARIER LA VITESSE ET LA
tension artérielle en sens inverse l'une de l'autre. — Ainsi, en comprimant une artère, on y élève la tension et on y diminue ou annule la vitesse. En faisant une hémorrhagie artérielle, on obtient un abaissement de la tension et un accroissement de la vitesse dans l'artère au dessus de la blessure. L'action des nerfs vasculaires agit également en sens inverses sur la tension et sur
^ '" n^JLO O^S: V^eSSe dU SanS-
§ 210. — Pour vérifier cette loi si simple, j'ai institué sur le schéma une série d'expériences1. Ces conditions artificielles étaient extrêmement favorables, car elles permettaient d'exercer à coup sûr telle ou telle influence sur le mouvement du sang. Veut-on augmenter la force du cœur du schéma, sans qu'aucune autre modification se produise, on renforce les ressorts par lesquels se transmet la force systolique dans la machine (voir la Technique). Veut-on, sans modifier en rien la force du cœur,. agir sur les résistances que le sang éprouve dans les petits vaisseaux, il suffit de comprimer ou de relâcher les dernières ramifications que le sang doit traverser pour passer des tubes artériels dans les tubes veineux. En opérant ainsi, on obtient, suivant le cas, des variations directes ou inverses dont la figure 185 donne les types principaux.
Dans ce tableau schématique, la moitié gauche correspond aux effets des changements survenus dans la force impulsive du sang' la moitié droite, aux changements dans les résistances à l'écoulement. Ainsi, A correspond aux effets de l'augmentation de la force du cœur; A' à ceux de l'accroissement de la résistance à l'écoulement du sang à travers les petits vaisseaux. Dans chaque