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duelle du sang. On verra se produire un abaissement graduel de la pression avec accélération du rythme cardiaque. Celui-ci, dans une expérience ainsi faite, a passé de 125 à 220 pulsations par minute. En réinjectant le sang dans l'artère, on voyait le pouls reprendre sa lenteur normale à mesure que la tension s'élevait.
Quoi de plus concluant qu'une expérience dans laquelle, en faisant varier la tension artérielle alternativement dans un sens et dans l'autre, on voit le rythme du cœur se régler de lui-môme sur -cette tension , s'accélérer quand elle baisse, se ralentir quand ^/^-4iu s'élève?
§ 219. — Variations de la fréquence du pouls suivant que Von fait varier la tension artérielle, en .comprimant ou en relâchant des artèr es volumineuses.— On a vu, §121, qu'on élève la tension artérielle quand on comprime une artère volumineuse, parce qu'on supprime ainsi une voie importante pour le passage du sang dans le
Fie 19"> Tracé du pouls radial recueilli avec le sphygmographe direct. La première moilié C est obtenue pendant la compression des deux fémorales; la seconde moilié D, lorsque les fémorales ont été relâchées.
système veineux. En comprimant les deux fémorales à la fois, on élève donc la tension artérielle, ce que révèle le tracé du sphygmographe, d'une part, d'après l'élévation de la ligne d'ensemble du tracé, d'autre part, d'après la forme des pulsations qui accuse une pénétration plus lente du sang. Cet accroissement de la tension s'accompagne de ralentissement du cœur.
Expérience. — Le sphygmographe étant appliqué sur la radiale, nous faisons comprimer par un aide les deux fémorales à la fois, et quand l'élévation de la tension est produite, nous faisons marcher le mouvement d'horlogerie. Le tracé se produit alors, et quand il est arrivé au milieu de la longueur de la plaque, l'aide cesse la compression. Aussitôt les artères des membres inférieurs redeviennent perméables, la tension baisse, et la seconde moitié du tracé se fait dans des conditions de tension moins forte. Le sphyg-