CHAPITRE XXII. 369 h- ryv^rA CM^^Hi
très difficile de distinguer un tracé du pouls radial de celui que donne le changement de volume de l'avant-bras et de la main. Mais, d'autres fois, le pouls des organes a une forme différente de ^ p**~ celui des artères afférentes. Mosso en a donné des types fort wi, curieux. Pour lui, le pouls des organes présenterait parfois un rebondissement dans l'ascension (type anacrote des auteurs allemands); il donne à cette forme le nom de tricuspidale, par^ce que
l'onde de dicrotisme arrive comme troisième inflexion de la courbe ; ce type s'obtiendrait dans le cas de relâchement des vaissè^x/l^Z^Z^ il disparaîtrait dès que les capillaires se resserrent. U^^^
La figure 205, empruntée au travail de Mosso', montre au commencement du tracé le pouls rebondissant dans l'ascension ; les pulsations étaient amples alors, le niveau général en était élevé, ce qui correspondait à un volume assez grand de l'organe \m-<^^^^' •
Fig. -.'05. Modification du pouls cérébral par une contraction des vaisseaux sanguins (d'après AIosso).
mergé. Au milieu du tracé, la ligne d'ensemble s'abaisse : l'organe est devenu plus petit; en même temps, le sommet du pouls passe au début de la pulsation et domine les ondulations ; celles-ci se i trouvent alors dans la phase de descente, comme dans le pouls normal. A la fin du tracé, un nouveau relâchement des vaisseaux rend au pouls sa forme tricuspidale.
Cette forme qu'on n'observait pas avec un sphygmographe appliqué sur l'artère afférente a fait penser à Mosso que le sphygmographe altérait la forme des tracés; mais il est très naturel que le pouls des organes diffère du pouls de leurs artères, il semble même facile d'expliquer la forme qu'il prend quand les capillaires sont relâchés.
En effet, si nous cherchons la signification du pouls rebondissant dans l'ascension, nous voyons qu'il signifie pénétration
1. Mosso, Sulla circolazione dd sangue nel cervello deW uomo, p. 18. MAREY, Circulation.
çtJLc saccadée du sang. Quand on l'observe dans les artères, il Lient à ce que la systole ventriculaire s'exerce facilement d'abord, puis lentement vers la fin, § 168. Dans les organes, le pouls saccadé semble exprimer qu'après la réplétion des artères il s'en produit une autre, celle des capillaires, plus tardive et plus lente, *ir parce qu'il faut un certain temps pour que 1 ondée sanguine rem-
plisse et distende les petits vaisseaux relâchés. La disparition de cette forme, quand les vaisseaux se resserrent, a, e paraît signifier que les capillaires ne subissent plus sensiblement l'expansion due à la systole du cœur, et que le pouls de l'organe -yl^cU+^i***" jjent aiorS} à peu près exclusivement, aux pulsations de ses artères.