‹ La circulation du sang à l'état physiologique et dans les maladies [electronic resource]Chapitre 204 sur 431 · CHAPITRE XXIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIII

La figure 209 montre comment ont varié les débits du sang versé, de minute en minute, par les veines du rein. En réunissant par une ligne le sommet de toutes les ordonnées, on aurait la courbe de la vitesse moyenne du sang1. Or, au début de l'expérience, c'està-dire après un long arrêt de la circulation, puisque le rein était séparé du corps depuis plusieurs heures, on voit que la quantité du sang qui a coulé était considérable; c'est que les vaisseaux avaient peu de force contractile. Puis, à mesure que la circulation continue, on voit diminuer l'abondance de l'écoulement- jusqu'en P, moment où l'on arrête la circulation. Après 20 minutes de suspension on recommence à faire couler le sang, et la vitesse

Fig. 209. Circulation artificielle dans le rein ; variations du débit suivant que la circulation a été plus ou moins longtemps suspendue (d'après Mosso)'.

de l'écoulement arrive à un degré plus élevé que celui qu'on observait à la lin de la première expérience, mais moindre qu'au début; puis elle décroît de nouveau. En P', nouvelle suspension de la circulation durant 48 minutes ; quand le cours du sang est rétabli, la vitesse en est plus grande que dans la seconde expérience, puis elle décroît encore.

Il résulte de ces expériences que tout arrêt de la circulation laisse les vaisseaux atones, et que leur atonie est d'autant plus prononcée que l'arrêt de la circulation a duré plus longtemps. Le passage du sang rend aux vaisseaux leur tonicité normale, ce qui réduit beaucoup la quantité de sang qui traverse le rein.

h Voir Mélh. graph., p. 29.

marey, Circulation.

Idiots «les courants voltaïqucs sur la contractilltu des t-upllluirc*.

§ 256. — Mosso fit agir sur le rein placé dans les conditions qui viennent d'être décrites des excitations électriques de différentes sortes ; il a trouvé que les courants induits étaient sans effet sur les vaisseaux du rein, tandis que les courants de pile provoquaient, à chaque fois qu'on les appliquait, un resserrement vasculaire. Ce resserrement se traduit dans la figure 210, parles dépressions R

Fie ^10 Circulation ardu, ielle d.iïis un rein soumis à des excitations par des courants de pile. La hgne sinueuse du haut de la figure exprime les changements de volume. Les ordonnées verticales, de longueurs variables, expriment le débit du sang qui a traversé le rein à chaque minute. R R excitations électriques; P' P" ralentissements de la circulation et diminutions du volume du rein.

etR de la courbe des volumes etde celledes vitesses. En P', on a fait un arrêt de la circulation ; les vaisseaux se vidant en partie de leur contenu ont amené alors une diminution de volume du rein. Enfin, après les resserrements vasculaires produits par le courant de pile, comme après les arrêts de la circulation, on voit que les vaisseaux se sont relâchés et que l'organe s'est tuméfié, en même temps que l'écoulement du sang était plus abondant. Il, semble que le relâchement vasculaire qui suit les excitations électriques puisse être; attribué à la fatigue, suivant la théorie de Henle.

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