Lancisi, Demolu cordis et aneurysmalibus, p
systole; Spallanzani fit les mêmes observations sur la rainette et le triton1. Colin2 a décrit également les battements des veines caves sur les grands animaux. Enfin des contractions rythmiques ont été aussi observées dans les veines pulmonaires de la tortue et du chat. Il est peu probable que ces contractions aient, chez les animaux supérieurs du moins, une influence efficace sur le cours du sang; l'action de l'oreillette elle-même n'élanl pas indispensable à l'intégrité de la circulation cardiaque3.
Fonction «les valvules des veines.
g 273. — Les valvules furent découvertes par Fabricio d'Acquapendente; elles sont très nombreuses dans les veines de gros et j de moyen calibre ; elles font défaut dans la veine porte et dans les
■VJ^J-J veines des reins. de l'utérus et du poumon; elles sont rares dans Ai^ A les veines de la tête et du cou. Ces valvules se ferment toutes les jL^J . fois que le sang tend à rétrograder du côté des capillaires. Mais ce ne sont pas les contractions veineuses qui produisent ces clôtures valvulaires et contribuent à la propulsion du sang par un 4 (vo*^> °" mécanisme analogue à celui du cœur. C'est à des influences exté-
rieures que les veines empruntent la force motrice qui pousse le sang dans la direction que les valvules commandent. Ainsi, les veines qui rampent dans les interstices musculaires sont comprimées latéralement toutes les fois que les muscles voisins se gonflent en se contractant. Le sang contenu dans la portion de la
Vw veine ainsi comprimée ne peut s'échapper que dans la direction
* centripète, attendu que, dans le sens contraire, la clôture des V(W valvules lui oppose un obstacle absolu. La veine se vide donc du côté du cœur, suivant la direction où les valvules livrent passage au sang; puis, la contraction musculaire terminée, le tronçon vei-
1. Spallanzani, Expériences sur la circulation. (Trad. de Tourdes, Paris, An. VIII).