‹ La circulation du sang à l'état physiologique et dans les maladies [electronic resource]Chapitre 218 sur 431 · CHAPITRE XXV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXV

jugulaire supportait la pression d'une colonne de sang de 148 pieds de hauteur. Wintringham1 a comprimé de l'air, à quatre atmosphères, dans la veine iliaque d'un bélier, et à six, dans un tronçon de la veine porte du môme animal, tandis que l'aorte se rompait sous un effort moindre.

§ 271. — Gontraclilité des veines. — Les veines ne sont pas seulement élastiques ; elles sont douées d'une contractilité qui leur permet de s'adapter à la masse du sang qu'elles renferment. \Aa Cette contractilité est facile à constater sur soi-même. Gubler a montré que si les veines du dos de la main sont gonflées, il suffît de les percuter un peu vivement pour voir apparaître, au bout de quelques secondes, un étranglement sur le vaisseau qui a été frappé.

La lenteur avec laquelle se produit cette contraction veineuse, et la persistance du resserrement après que l'excitation traumatique a cessé, rappellent entièrement ce qu'on observe sur les artères et les capillaires. A la phase de constriction succède, comme dans les autres vaisseaux, une dilatation locale.

g 272. — Contractions rythmiques des veines. — Certaines veines de la périphérie du corps présentent des contractions rythmiques ; ainsi, Warthon Jones a vu que, dans les membranes alaires de la chauve -souris, les veines battent plusieurs fois par minute. Ces resserrements, grâce à la présence de valvules dans ces veines, peuvent contribuer efficacement à la propulsion du sang. Mais chez la plupart des animaux , les mouvements rythmiques ne s'observent pas dans les veines de la périphérie; on ne les trouve qu'aux régions terminales du système veineux, dans le voisinage du cœur.

Dès 1660, Walœus2 a signalé des contractions pulsatiles dans la portion de la veine cave qui avoisine le cœur. Ces contractions sont indépendantes de celles du cœur lui-même ; elles persistent quand on a séparé la veine cave de l'oreillette par une section complète. Lancisi3 a vu, chez le cheval, ces contractions de la veine cave se répéter quatre à cinq fois, sans que l'oreillette entre en

Il Us-

1. Wintringham, Expérimental Inquirij on some Parts of the animal Structure,

2. Walœus (Léltre à Bartholin. In Barlholini Anat. L'd. 1673, p. 738.

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