CHAPITRE XXVI
constante des minima des courbes, les maxima restant sur un même niveau. 0
Il n'est pas possible d'attribuer à un déplacement du cœur ces y" u^L^ changements dans les caractères de la pulsation; en effet, l'arrêt , Ux,
delà respiration immobilisait le diaphragme pendant toute la durée ' de la ligne inférieure. Mais, si l'on examine la forme du sommet des systoles, on voit que la pente B. C. en est de moins en moins ' rapide. Cette pente, qui correspond à l'évacuation systolique du ventricule droit, § 65, exprime donc que celui-ci se vide de moins en moins abondamment. Le cœur doit donc rester de plus en plus ' gonflé, après des systoles de plus en plus incomplètes ; cela ex- " " / ; plique l'élévation continuelle du niveau des minima. La même influence explique également la disparition du flot de l'oreillette, Ijf^'
§ 67; en effet, au début de chaque diastole, le ventricule droit,' déjà rempli, ne peut permettre ce brusque afflux du sang veineux qui le gonfle soudainement dans la circulation normale (DDD, ligne supérieure). Enfin, la systole de l'oreillette A, visible encore au début de la seconde ligne, disparaît aussitôt que la distension du ventricule droit crée dans cette cavité une pression supérieure à celle que peut produire l'effort systolique de l'oreillette.
Tous ces signes concordants montrent que, dans l'arrêt de la respiration, la circulation pulmonaire est gênée. La pulsation du i r jJl
cœur revêt les mêmes caractères quand une autre influence agit pour entraver le cours du sang dans le poumon. Au contraire fe " une grande amplitude de la pulsation, une pente très inclinée du sommet systolique, des effets marqués de l'oreillette, exprimeront une circulation pulmonaire libre et rapide.
§ 293. - Des pulsations que la circulation du sang imprime à , fo~~r~T% l air contenu dans le poumon. - Quand on tient entre ses lèvres* le tube à transmission d'un tambour à levier, et qu'on ferme ouverture des narines, on voit s'inscrire des pulsations de formes " très variables suivant les circonstances. Buisson* qui a découvert ^ ce phénomène distingue deux cas : celui où la glotte est fermée W" et celui où la glotte est ouverte.
Dans le premier cas, l'air de la bouche et des cavités naso pharyngiennes est seul en communication avec l'air du tambour- <~ ' il en résulte que ce sont les pulsations des vaisseaux des parois