CHAPITRE XXVI
avec celui de la carotide : il a donc la môme origine et provient de l'expansion des vaisseaux artériels.
Enfin, dans la figure 224, l'auteur montre, comparativement, le pouls carotidien et le pouls nasal obtenus avec la glotte ouverte. Dans ces tracés, la direction inverse des deux ordres de courbes montre que le pouls nasal est devenu négatif; cela ne peut prove-
Fig. 223. Synchronisme du pouls nasal Nas, obtenu quanti la glotte est fermée, avec
le pouls carotidien Car.
nir que de l'aspiration causée sur l'air du poumon par le resserrement systolique du cœur, g 97.
Du reste, par sa forme, le tracé nasal (fig. 224) rappelle suffisamment celui de la pulsation du cœur pour qu'il soit facilement reconnaissable; on y retrouve les effets de la systole de l'oreillette; enfin, on observe qu'il précède la pulsation caroti-
Fig. 224. Rapport inverse du pouls nasal Naz et du pouls carotidien Car quand la glotte
est ouverte.
dienne de la même quantité qui dans la figure 222 sépare ces deux pulsations.
Cette manière dont se traduit au dehors la fonction du cœur sera peut-être utilisable dans le diagnostic de certains états pathologiques du poumon, c'est pourquoi nous l'avons signalée.
Ces phénomènes se reproduisent sur les animaux, et les puisa-
lions nasale et pulmonaire y sont parfaitement isolables les unes des autres, car, au moyen de la trachéotomie, on empêche à coup sûr les pulsations pulmonaires de se mêler au pouls nasal, et on recueille plus pures les pulsations pulmonaires elles-mêmes, puisqu'elles sont dégagées de l'influence du pouls nasal qui est de sens inverse et par conséquent les atténue.
Dès que la poitrine est ouverte, les pulsations pulmonaires changent de signe et redeviennent positives; en effet, elles ne sont plus 1 'expression des changements de volume du cœur, mais n c^Unrys- tra(iuisent seulement les turgescences des vaisseaux pulmonaires qui compriment l'air du poumon à chaque systole du ventricule
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