‹ La circulation du sang à l'état physiologique et dans les maladies [electronic resource]Chapitre 244 sur 431 · IA · texte numérisé non relu

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lement et finissent par disparaître.

Pendant les phases où les oscillations manométriques on» une grande amplitude, le patient a conscience des pulsations de ses artères, il les perçoit, sauf la douleur, comme dans, un doigt atteint de panaris, tandis que s'il n'y a pas de pression exercée sur le doigt, il n'éprouve rien. L'explication de ces battements est la suivante : quand le doigt n'est soumis à

t. Pour la description de cet appareil, voir Trav. lab., t. II, p. 313.

CHAPITRE XXVII. 451 aucune pression extérieure, ses vaisseaux distendus sont arrivés à la limite de leur extensibilité et ne changent pas sensiblement / de volume au moment des maxima de pression intérieure qui cor- ^ respondent au pouls. Mais à mesure que s'élève la contre -pression ^z*" Extérieure, la force élastique des parois vasculaires, aidée de cette contre-pression, produit une diminution du calibre des vaisseaux qui chassent une partie du sang qu'ils renfermaient. Dès lors, la t J2j^ /) force élastique des vaisseaux diminue et ils deviennent plus cxten- 1% c^ sibles au moment des maxima de la pression artérielle; c'est . ljL~}A~u;

alors la colonne du manomètre qui supporte, en grande partie, l'effort du sang auquel ne résistent plus autant les parois vascu- ^

Iaires. Plus la contre-pression augmente, plus les vaisseaux déten- f >v~*7 dus deviennent extensibles et plus le manomètre éprouve de ^^-^ variations. Mais, à un moment donne, les vaisseaux sont vides de sang dans l'intervalle des pulsations et n'en reçoivent plus que dans les instants où la pression s'élève à son maximum; plus tard encore, c'est à peine si le sang les pénètre pendant les maxima; h u ■ encore un degré dans la contre-pression et il n'y a plus de pénétration du sang. Pendant cette dernière phase, les oscillations du manomètre ont été en décroissant et ont fini par s'éteindre. <~&czz4. -

Pour bien réassurer que telle est en effet la cause de ces pulsations grandissantes puis décroissantes des organes com- t~^~ primés, j'ai fait des expériences clans des conditions toutes physiques, et j'ai obtenu les mêmes résultats que sur les tissus vivants1.

C'est encore à cette cause qu'il faut attribuer les battements qui surviennent dans les parties comprimées, ceux qu'on éprouve aux /', mains quand elles sont enfermées dans des gants trop étroits, aux pieds dans des chaussures trop serrées; elle donne aussi ^ l'explication des battements qui se produisent dans les parties enflammées quand il y a étranglement, c'est-à-dire compression des tissus par la peau distendue ou par une gaine aponévrotique. Dans ces cas, le relâchement des tuniques vasculaires rend le vo-^*~~ lume des tissus tellement grand qu'ils se trouvent comprimés par des enveloppes normalement assez larges pour les contenir.

Ces phénomènes doivent se rapprocher de ceux qui ont été signalés par Quincke2 sous l'influence de la compression des

l Trav. lab., t. II, p. 309.

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