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de l'air pour qu'il possède la pression de trois ou quatre atmosphères et si celle compression de l'air intra -pulmonaire n est pas atteinte, c'est la force élastique des vaisseaux du poumon qui devra supporter la différence entre ces pressions. 11 est vrai ^, que d'autres mécanismes concourent à comprimer 1 air intrapulmonaire; ainsi, le thorax se resserrera au maximum le ^ diaphragme se soulèvera de manière à réduire le volume du poumon. Mais ces adjuvants n'empêchent pas la congestion pulmonaire d'être portée à un haut degré dont témoignent les hémorrhagies consécutives.
Influence du vide de la plèvre sur la circulation.
g 306. - On connaît le vide de la plèvre, c'est-à-dire la tendance qu'a l'air à rentrer dans la poitrine si les parois thoraciques ou ... le poumon lui-même présentent une ouverture. Ce vide est l'effet de la force rélractile du poumon, force qui tend à le faire revenir
sur lui-même et l'affaisserait, en effet, si la pression atmosphérique ne s'exerçait à l'intérieur du poumon et n'insufflait pour ainsi dire >t h cet organe malgré la résistance de sa force élastique1. C'est cette rétractilité du poumon qui produit l'aspiration du sang dans les grosses veines du cou et dans les veines caves inférieures,
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Le cœur qui plonge dans ce milieu raréfié est soumis lui- ^ même à une pression négative comme l'indiquent les expériences de cardiographie, §75. Mais.on aurait tort d'attribuer à cette dimi- nution de la pression intra-cardiaque une influence aspiratrice sur le cœur, influence capable, par exemple, de diminuer le volume des ondées envoyées par les ventricules, et de retenir dans ces cavités une certaine quantité de sang en en écartant les parois.
La diminution de la pression dans le thorax se neutralise elle- ^ ' ( même : l'oreillette gauche, par exemple, ne saurait aspirer le ^ sang des veines pulmonaires, puisque ces veines sont soumises ^ à la même pression diminuée ; le ventricule droit ne saurait être gêné pour lancer dans l'artère pulmonaire le sang qu'il contient, puisque celle-ci est soumise à la même aspiration que lui. On en
1. On aurait le vide dans la plèvre si la pression atmosphérique tombait à une valeur telle, que la rétraction du poumon et la tension de la vapeur pour la température de la plèvre fissent équilibre à la pression intra-pulmonaire.
peut dire autant du ventricule gauche par rapport à l'aorte ; reste donc l'oreillette droite qui, recevant le sang de veines qui viennent de régions où la pression est plus élevée que dans le thorax, ]mi[ être considérée comme aspirant ce sang. Mais il faut remarque,, qu'au moment où ces veines s'abouchent dans l'oreillette, le sang qu'elles renferment est déjà soumis ù une pression diminuée. Le lieu véritable où l'aspiration se produit, c'est l'endroit où les veines pénètrent dans le thorax, soit au cou, soit à l'abdomen, et éprouvent, surtout en ce dernier point, un brusque passage d'une pression plus forte à une pression plus faible.
Toutefois, si l'on considère clans leur ensemble les organes intrathoraciques au point de vue de la pression qu'ils supportent, il est certain que ces organes sont sous pression plus faible que les autres, et cela ne semble pas être étranger à la facilité avec laquelle s'y produisent les congestions et les inflammations.
Effets d'une pression localisée sur les artères et les veines.
k ^X^^Jc^- § 307' ~~ Une Pression localisée en un point du trajet d'une
artère ou d'une veine oblitère le vaisseau, si elle est assez forte pour surmonter la pression intérieure.
Il n'est pas nécessaire de rappeler les effets que produit l'oblitération d'un tronc artériel ou veineux sur le cours de sang : nous en avons parlé § 127 ; mais il faut signaler le rôle des anastomoses qui rétablissent alors la circulation. Sur la carotide
Fig. 227. Touls récurrent de la carolide recueilli au-dessous du point comprimé. En R on cesse la compression.
d'un cheval appliquons un sphygmoscope, puis comprimons l'artère entre le cœur et le point d'application de l'instrument. Nous I constaterons (fig. 227), que le pouls n'est pas supprimé, mais atténué seulement. La pulsation reprend ses caractères normaux en ****** f^rrt/U/t^U^ R quand on a relâché l'artère. Pendant la compression, la pulsation est plus lente dans son ascension, en même temps qu'elle a perdu de l'amplitude. Celte pulsation est transmise par l'intermé-
. CHAPITRE XXVII. 449 diaire des anastomoses qui réunissent la partie de la carotide, située en aval du lieu comprimé avec des branches restées perméables. La pression dans la carotide s'équilibre avec celle qui existe dans les anastomoses elles-mêmes et participe à ses variations. Les impulsions du cœur y seront donc d'autant plus atténuées que les artères anastomotiques seront plus petites et appartiendront, par conséquent, à un ordre de vaisseaux où l'élasticité artérielle a plus complètement transformé l'impulsion saccadée du cœur, g 238. Mais, si la compression de l'artère se prolonge, les pulsations récurrentes prennent de la force, elles doublent parfois d'énergie en cinq ou six minutes, témoignant ainsi que les voies anastomotiques s'élargissent, en cédant à la pression augmentée qui existe à leur intérieur. Cette dilatation devient définitive à la longue, ainsi que l'ont prouvé les injections cadavériques pratiquées sur des membres dont l'artère principale était depuis longtemps oblitérée.
Le môme rétablissement du cours du sang s'observe dans les vaisseaux veineux : ainsi, après l'oblitération d'un tronc principal,, les anastomoses, graduellement dilatées, créent des voies nouvelles au retour du sang.
Ces rétablissements de la circulation ont une grande importance en médecine et en chirurgie. Pour les artères, on peut suivre au sphygmographe le retour de la circulation artérielle; nous en parlerons à propos des lésions des artères (chap. xxxvm).
§ 308. — Effets d'une augmentation de la pression extérieure sur un organe tout entier; modifications du pouls de cet organe. — En cherchant à déterminer la valeur de la pression du sang dans les vaisseaux d'après la contre -pression extérieure nécessaire pour rendre les tissus exsangues, j'ai vu, sous l'influence d'une pression graduellement croissante, se produire de curieux phénomènes : ils consistaient en une exagération graduelle du pouls de la portion comprimée, puis en une décroissance des pulsations qui finissaient par s'éteindre.
Pour comprimer localement une région, c'est-à-dire pour produire sur elle l'effet inverse de celui de la ventouse, je me servais d'abord d'une caisse métallique percée d'un trou par lequel on engageait la main et l'avant-bras. Autour de cette ouverture, un manchon de caoutchouc, invaginé du côté de la caisse, s'appliquait à l'avant-bras avec d'autant plus de force que la pression inté-
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rieure était plus grande; il s'opposait ainsi à l'issue de l'air ou de l'eau par l'intermédiaire desquels on faisait la compression de la main avec, une pompe foulante. Enfin, comme l'accroissèment de la pression dans la caisse tendait à repousser au dehors l'avant-bras qui y était engagé, des courroies passant derrière le coude empêchaient ce recul de se produire1.
J'ai donné à peu près la môme disposition à l'appareil qui esl représenté figure 228, et qui permet de n'agir que sur un doigt introduit clans un tube de verre M rempli d'eau. La pompe foulante est remplacée par une poche pleine d'eau C que l'on comprime avec une presse à vis ; un manomètre à mercure mesure la pression développée.
Au début, lorsque le doigt est immergé dans l'appareil, mais n'est pas encore comprimé, la colonne manométrique oscille à peine; les changements de volume du doigt, à chaque systole du cœur, sont donc très faibles. Mais, à mesure que la pression s'élève, les pulsations apparaissent,de plus en plus visibles; elles atteignent ordinaire-
Fig. 228. Pulsations du doigt transmises à un manomètre à mercure sous différentes pressions.
'^^ment une amplitude d'un centimètre, puis, diminuent graduel-