CHAPITRE III
Pour délerminer avec une grande précision l'instant où se produisaient les excitations électriques, j'inscrivais, au-dessous du tracé des mouvements du cœur, celui des excitations, en me servant du signal électro-magnétique de Deprèz1 (fig. 18). En groupant en série les tracés recueillis dans une suite d'expériences, j'obtins des tableaux dont la figure 19 est un type et qui montrent, de bas en haut, l'excitation du cœur produite de plus en plus tard après le début de la systole ventriculaire.
L'inflexion saccadée e de la ligne du signal électrique correspond, dans toutes les expériences, au moment de l'excitation. On voit que dans les trois premières expériences, où l'excitation se produit très près du début de la systole, le cœur est insensible à ces excitations; à partir de la quatrième ligne, il devient sen-
cœur d'une grenouille sous l'influence d'une traction de plus en plus énergique du fil tenseur du myographe. Sur les tracés représentés plus loin, le lecteur reconnaîtra aisément, d'après la forme de la courbe, le degré de pression auquel était soumis le ventricule.
Dans le myographe qui vient d'être décrit, les cuillerons sont électriquement isolés par des pièces d'ivoire placées sur le trajet des bras qui les supportent. Chaque cuilleron est mis en rapport avec un fil métallique destiné à transmettre au cœur des excitations électriques de différente nature. Des courants de pile ou des courants induits traverseront donc le ventricule, dans le sens transversal, en passant d'un cuilleron à l'autre.
Enfin, pour signaler l'instant précis où se produit l'excitation électrique dont on veut connaître les effets, on dispose, au-dessous de la pointe du levier qui trace les mou-
Fig. 18. Signal électro-magnétique de Marcel Deprèz, inscrivant le moment où se produit
une excitation électrique.
vements cardiaques, la pointe d'un signal de Deprèz (fig. 18), qui inscrit avec une précision parfaite le moment où l'excitation a eu lieu.
Supposons qu'on veuille appliquer au cœur une excitation produite par un courant induit de rupture; on Tait passer à travers le signal de Deprèz le courant qui traverse a bobine inductrice. Dès lors, au moment précis de la rupture du courant inducteur c signal tracera sur le papier l'instant de celte rupture qui coïncide absolument avec la production du courant induit excitateur.
L'expérience étant ainsi disposée, on donne au cœur une excitation électrique au début d une systole; après avoir observé les effets qui se sont produits, on excite de nouveau le cœur à un moment plus avancé de sa phase systolique, puis, à un autre moment plus tardif encore; enfin, par des excitations successives, on explore de a même façon l'excitabilité du cœur aux différents instants de sa diastole
1. C'est ce degré d'intensité qui correspond aux excitations infaillible, de Bowditch.
2 LA CIRCULATION PU SANG
iblo et une eyslolo yentrlculalre prématurée |@ produit. C'est
Fie 1B Effets que produisent des «ta*», éleetnques faibles appliquées à Reventes phases de F.g. 19. taets que i ^ ^ d,une gre[)0UlUe.
qu'alors les excitations, arrivant pins tardivement, atteignent le