DE LA FIEVRE
| 393. — Le nom de fièvre qui vient du latin /eruere1, celui de pyrexie qui vient du grec itïïp, montrent que c'est l'élévation de température qui, aux premiers âges de la médecine, a été considérée comme le phénomène caractéristique de l'état fébrile. Mais les nosologistes modernes, attachant plus d'importance à l'entité morbide qu'à la corrélation des phénomènes, ont cru devoir prendre pour type de la fièvre l'affection paludéenne. Dans cette maladie, la cause est toujours la même, mais on observe, à titre de stades successifs, des étals tout à fait contraires , à en juger du moins par l'opposition qui existe entre les symptômes. L'accès de fièvre intermittente qui, dans la pathologie moderne, représenterait la fièvre franche, se compose de trois stades que les «tuteurs divisent ainsi 2 :
« 1° Stade de froid. — Faiblesse, courbature, malaise général, ^ céphalalgie, inaptitude au mouvement, pâleur de la face et des
1. Quelques auteurs de l'école vitalistc ont fait dériver le nom de fièvre du latin {sabin) februo, qui veut dire purifier ; pour eux, en effet, la fièvre est un effort de la nature pour chasser les humeurs peccantes. (Fizes, de Montpellier. Traité des fièvres 1759.) Van Swieten émet des idées semblables.