‹ La circulation du sang à l'état physiologique et dans les maladies [electronic resource]Chapitre 302 sur 431 · Compendium de médecine pratique · texte numérisé non relu

Compendium de médecine pratique

extrémités, froid très vif, tremblement, pouls petit, fréquent, irrégulier; la respiration offre les mêmes caractères; soif, anorexie, parfois nausées et vomissements;

« 2° Stade- de chaleur. — Bientôt, au froid succèdent des bouffées de chaleur; la peau se colore, s'injecte; sa température paraît s'élever; cependant la peau reste chaude et sèche; le mouvement de rétraction qui s'était produit dans les tissus et semblait avoir diminué le volume des parties, est remplacé par une turgescence et un mouvement inverse; le pouls devient plus régulier, dur et plein ; la respiration est accélérée et plus large ;

« 3° Stade de sueur. — Enfin, une légère moiteur, qui se change K>> r p bientôt en une sueur abondante, se répand sur toute la surface du

corps, puis se dissipe, et la peau reprend sa température naturelle ; en même temps, le pouls perd de sa fréquence, et les autres fonctions reviennent à l'état normal. »

Une pareille définition de la fièvre ne saurait se prêter à une analyse physiologique, puisqu'elle renferme trois états presque entièrement opposés entre eux. Chacun de ces stades devra donc être étudié à part, sauf à reconstituer plus tard l'accès fébrile avec ses trois phases, afin d'en rechercher le lien physiologique.

Nous reviendrons donc aux définitions anciennes de la fièvre avec augmentation de chaleur. S'il est vrai que, dans l'accès de fièvre palustre, cet état ne soit qu'un stade, on le trouve souvent isolé dans d'autres maladies fébriles; lui seul constitue la manifestation vraiment constante de la fièvre, telle que la comprenaient les anciens. Disons donc avec Galien : Febris est innati caloris declinatio ad statum qui prœler naturam sit, pulsibus quoque vehemenlioribus ac crebrioribus redditis.

Si nous empruntons à l'ancienne médecine sa définition de la fièvre, c'est parce que cette définition n'exprime que l'ensemble des faits observés et qu'elle est dégagée de toute interprétation théorique; nous trouverons dans la physiologie l'explication des phénomènes que la clinique a constatés.

Le rôle de la contractilité vasculaire relativement à la répartition de la température a été précédemment exposé (§ 342). On a vu aussi comment cette contractilité, réglant le cours du sang, modifie la tension artérielle (g 223), et par suite la force du pouls (g 185), et même la fréquence des mouvements du cœur. On ne s e-

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