CHAPITRE XXXV
le changement qui s'était produit clans la forme du pouls : tricrotisme.
Si l'on compare celte figure à celle qui correspond à une pneumonie franche 276, on voit que dans cctle dernière, môme à la période aiguë (5 juillet), le dicrotisme esl moins prononcé et que les caractères de la convalescence s'accusent plus fortement dans les sphygmogrammes (du 8 et du 11 juillet).
§ 403 — Caractère du pouls dans la septicémie et la fièvre puer-
Fig. 277. Série de sphygmogrammes recueillis dans la septicémie. (P. Lorain.)
pérale . — Les pathologistcs tendent à considérer aujourd'hui ces
deux affections comme identiques dans leur essence: de part et d'autre, c'est l'introduction dans lesangd'un ferment qui s'y multiplie et en altère les propriétés. Une accouchée et un amputé livrent tous deux aux germes atmosphériques une plaie qui leur ouvre passage.
Sans entrer dans l'étude de ces maladies, il suffit de rappeler qu'un frisson en signale le début et que la lièvre prend, presque immédiatement, une intensité extrême. Le pouls acquiert, dans la première période, une amplitude énorme et un dicrotisme très prononcé; la fréquence des battements du cœur devient bientôt trop grande pour que le dicrotisme ait le temps de se produire complètement: il est tronqué par l'arrivée de la pulsation suivante, comme dans la période la plus aiguë de la fièvre typhoïde; plus tard, la première onde se voit seule (monocrolisme), par suite de l'extrême accélération du pouls. La figure 277 est un exemple de fièvre puerpérale suivie de mort.
. g 404. — Caractères du pouls dans les fièvres éruptives. — Il existe, en général, une différence très grande entre le pouls des fièvres
Il S
Fig. 278. Types des formes du pouls dans les fièvres éruptives. 1 scarlatine; 2 rougeole; 3 variole confluente ; 4 varioloïde; 5 variole coufluente.
éruptives, à leur début, et celui qu'on observe dans les autres maladies fébriles; c'est du moins ce que j'ai constaté dans un grand nombre de cas. Cependant il n'est pas fait mention de cette différence dans le travail de Lorain. Les types précédents, figure 278, correspondent à des fièvres éruptives de natures différentes ; on voit