‹ La circulation du sang à l'état physiologique et dans les maladies [electronic resource]Chapitre 33 sur 431 · CHAPITRE IV. i · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV. i

l'abri des causes de putréfaction. Les mouvements sont conservés plus longtemps encore si le cœur est soumis à la circulation artificielle, c'est-à-dire traversé par un courant de sang défibriné qui entre par les orifices veineux dans les oreillettes et. s'échappe par les artères. Nous aurons souvent à parler de celte méthode des circulations artificielles dont Ludwig a généralisé l'emploi.

Haller et les auteurs qui l'ont suivi attribuaient le rythme du cœur à la présence du sang qui y pénètre d'une manière intermittente; ils considéraient le sang comme le stimulant des systoles. Une expérience célèbre de Haller semblait justifier ces vues. Ayant constaté, comme Galien \ que l'oreillette droite était le dernier point du cœur ou s'éteignaient les mouvements, Haller en avait conclu que cela tenait à ce que l'oreillette droite est le lieu où le sang s'accumule après la mort; il voulut confirmer cette théorie par une expérience. Au moyen de ligatures placées sur les veines caves, il empêcha le retour du sang à l'oreillette droite, puis, ouvrant l'artère pulmonaire , obtint la vacuité des cavités droites du cœur; plaçant enfin une ligature sur l'aorte, il retint le sang dans le cœur gauche. Alors se produisit un renversement de l'ordre normal suivant lequel disparaît le mouvement dans les cavités du cœur : Yultimum moriens fut déplacé et le ventricule gauche conserva son mouvement quatre heures de plus que les cavités droites2.

La conclusion légitime de ces expériences est que la présence du sang dans le cœur est nécessaire pour y entretenir le mouvement; or, il en est de même pour tout muscle. Chez la grenouille dont le cœur n'a pas de vaisseaux, il suffit que du sang y soit contenu pour y entretenir le mouvement.

Chez les animaux dont le cœur est pourvu d'une circulation vasculaire, l'intégrité de cette circulation est nécessaire au maintien de la fonction cardiaque : on a cité, chez l'homme, des cas de mort subite qui semblaient dus à l'oblitération des artères coronaires par une embolie. Erichsen*, SchifP, Von Bezold et Breg-

mlr^ aVaH' P°Ur CeltC rai80"' d0"né à ^f*» droite le nom <TulUm„m 2. Haller, Opéra minora, 1. 1, p 155

man1 ont vu, après la ligature de l'artère coronaire ou de ses branches, les mouvements s'affaiblir et s'éteindre dans les parties du cœur où la circulation était supprimée; Rebatel* a signalé la mort rapide d'un cheval après l'oblitération des artères coro-

naires5.

Innervation intrinsèque du cœur : ganglions nerveux.

§ 32 — Ces corpuscules nerveux sont en grand nombre et occupent des sièges variés. Remak4, en 1844, en découvrit sur le cœur de la grenouille, au niveau de l'embouchure de la veine cave dans l'oreillette droite. Bidder et Ludwig5 en ont signalé de nouveaux groupes dans l'épaisseur des cloisons auriculo-ventnculaires et dans le sillon qui sépare les oreillettes des ventricules. Ranvier» a soigneusement étudié la disposition de ces ganglions nerveux et leurs connexions avec les terminaisons du pneumogastrique. D'après tous les histologistes, les ganglions manquent dans les deux tiers inférieurs du ventricule; la pointe du cœur n'eu contient pas.

] Von Bczold et Bregman. (Lab. v. Wurzburg, 1868.)

5. Ludwig, Ueter die Herzncrven d. Fraîches .JW» *£>£%^ des 5 Ranvier (Leçons faites au Collège de France, 1877-78, bu, ta ie fiLïlrJses'dansles muscles striés.) a «entré sur ^T^ lZ au du tranches cardiaques des pneumogastriques penèti nt Jan. 1 tomoses sinus veineux, en formant deux troncs parallèles ^'^^X,^ anglionnaires qui transversales. A ce niveau, on trouve un Çou^ de ™,U™ Scaesgdeux nerfs de-

sont appendues, en forme de grappe, sur le trajet du nerf oreillettes et

viennent l'un antérieur et l'autre postérieur; , s su.ven £ Joiao Enfin, donnent en chemin de nombreux filets qu, '"^.J"^^ niveau du sillon quand les deux nerfs cardiaques, antérieur et p osté «^J concentrique à auriculo-ventriculaire, ils s'unissent de nouveau par une anaston , ^ Porifice auriculo-ventriculaire, et c acun eu - ^ * « «g^ fappSendice fai. X^Z^Z^^. deLer^oupeganglionna.re cor-

;l désigne -JXt^^r- ganglions du coeur Mais, comme on le voit, il ne faudrait pas se ' "P«" fons s palhiques :

comme formant des renûements creonser ts analo a «gjf ce sont des groupes plus ^J^^^o-^c^, en se maschaîne ininterrompue, de 1 oritice veineux a,u sant particulièrement sur certains points. •

Page 1