‹ La circulation du sang à l'état physiologique et dans les maladies [electronic resource]Chapitre 338 sur 431 · CHAPITRE XXXVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXVIII

l'artère; la radiale du côté sain donnait le tracé n° l (fig. 300), celle du côté de la ligature donnait le tracé n° 2 : le pouls de ce côté était absolument insensible au toucher. — Onze jours après la ligature, le pouls avait pris plus d'amplitude (n° 3); dix-sept jours après il était plus ample encore (n°4).

§ 450. — Si les anastomoses sont larges, entre l'artère qui a été ^ liée et une autre artère voisine, le pouls est sensible, môme au t*~ doigt, immédiatement après la ligature. Ainsi, quand on lie l'artère ^^vw radiale au poignet, le cours du sang se rétablit si rapidement par qW\M- c^>^4' les arcades palmaires, que le pouls reste sensible au toucher n^m^ ■ au-dessous de la ligature. On reproduit ce phénomène en compri-

Fir,'. 301. Identité du pouls aux deux radiales l et •>, après la ligature de l'une des radiales

au pli du coude.

mant l'artère radiale au poignet ; au-dessous de la compression on sent le pouls récurrent avec une grande force.

Sur un malade qui avait subi la ligature de l'artère radiale à l'avant-bras , j'ai recueilli après l'opération le pouls radial aux deux poignets : les tracés 1 et 2 (lïg. 301) sont identiques et montrent que la pulsation récurrente, du côté de la ligature, était semblable a la pulsation directe du côté sain. II est vrai que le malade n'a pu être examiné que trois semaines environ après l'opération, mais toute autre ligature n'eût pas été suivie d'un rétablissement aussi prompt du cours du sang; il est probable que le pouls radial du côté opéré avait repris promptement son caractère normal, grâce à la largeur des voies anastomotiques qui existent entre les artères cubitale et radiale.

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