‹ La circulation du sang à l'état physiologique et dans les maladies [electronic resource]Chapitre 374 sur 431 · CHAPITRE XLIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XLIII

Cet instrument est basé sur le principe du sphygmômètre d'Hérisson; seulement, dans l'appareil américain, le réservoir qui repose sur le vaisseau esl de forme carrée et correspond à deux tubes dans lesquels pénètre le liquide du réservoir, et dont l'un se rend à une écbelle manométrique, tandis que l'autre se lermine par une membrane élastique qui soulève le levier d'un -pbygmographe ; celui-ci écrit à la manière ordinaire, sur un verre enfumé.

L'auteur publie une intéressante série de tracés comparatifs obtenus sur les mêmes sujets avec son instrument et avec le mien. On y voit que les tracés de l'instrument américain ont des ondulations un peu plus fortes, celles-ci toutefois n'altèrent pas sensiblement la forme des tracés dont elles semblent exagérer les sinuosités sans y introduire de vibrations accidentelles.

Les cardiogrammes donnés par le docteur Keyt sont peutêtre plus déformés par l'instrument; cela semble tenir à l'emploi de l'eau comme moyen de transmission du mouvement du cœur ou des artères au levier qui doit les inscrire. J'ai dit, g 53, les raisons qui m'ont fait préférer la transmission par l'air à la transmission par l'eau que j'avais d'abord employée.

En somme, l'instrument de Keyt m'a paru donner des indications meilleures que celles d'un autre instrument américain dont j'ai pu étudier le fonctionnement1, celui de Pound.

Hpbjgiuographcs où lu disposition mécanique a seule été

modifiée.

\ 507 • — ^phygmograplie de Longuet1. — Les leviers ne constituent pas le seul moyen d'amplification d'un mouvement; on sait que des rouages de différents rayons qui s'engrènent entre eux, produisent des amplifications semblables. C'est sur l'emploi des engrenages qu'est basée la construction du sphygmographe de Longuet. Les tracés fournis par cet instrument m'ont paru à peu près semblables à ceux que donne mon sphygmographe.

I • Un sphygmographe du docteur lloldeii, de Cincinnati (Ohio), est cité par le docteur Keyl qui le considère comme défectueux. Je n'ai eu l'occasion de voir ni cet instrument ni lus Lracés qu'il donne.

'2. Longuet, Gaz. mcd., Paris, 1871.

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im&t-^&yhygimogrwpke de Pomd1, — C'est un instrument à double levier amplificateur, d'une construction fort élégante, mais dans lequel les pièces articulées ne sont point liées d'une manière inflexible, de sorte que le style inscripteur subit une forte projection quand les pulsations sont brusques. Les sphygmogramiiw s sont recueillis sur une plaque de cuivre, ce que l'auteur considère comme un sérieux avantage, attendu que ces plaques constituent de véritables clichés photographiques pour la reproduction des ligures.

8 509. — Sphygmographes inscrivant par la photographie. — Stein'- et Winternitz* ont substitué l'emploi delà photographie à l'inscription mécanique du levier sur une plaque enfumée. Cette modification semble destinée à supprimer les résistances de frottement, mais elle ne donne pas des traits aussi purs que ceux qu'on obtient par la méthode ordinaire. On en peut juger parles spécimens publiés par Stein.

A l'extrémité du levier de mon sphygmographe, Stein place un disque en papier percé d'un trou. Ce papier forme écran au-devant d'un faisceau de lumière, mais le petit trou laisse passer un lilet lumineux qui tombe sur une plaque sensibilisée. Le translation de la plaque se fait comme celle du sphygmographe ordinaire, le rayon lumineux suit tous les mouvements du levier, et le tracé obtenu est pareil aux sphygmogrammes ordinaires, mais le trait en est moins net.

g 510. — Sphygmographes à poids. — Le sphymographe de Vierordt agissait sur l'artère en la comprimant au moyen d'un poids; on a vu, § 135, les inconvénients de cette disposition. La forme des courbes en était profondément modifiée, et les tracés ne renfermaient pas les détails délicats que donne le sphygmographe à ressort dont le levier obéit aux moindres variations de la pression artérielle.

Une disposition moins défectueuse du poids est celle qui a été introduite par Sommerbrodt\ Dans la disposition adoptée par cet

1. Pound, The Détroit LanCel, a Montldij Journal of Medioin and Surgepy. (Pros' pectus sans date.) '2. Stein, DasLichl, Leipzig, 1 877. p. 319.

3. Winteniitz and Robert Ultzmann ausWien. Ueber àmé new Méthode derSphyg- Biographie.

4. Julius Sommerbrodt, Ein ncuer Sphygmograph und neue Beobachlungèn an den Pidsenvcllen der Radialarlcric. (In-8, Breslawj 1876.)

CHAPITRE XLIII. mà autour, le poids, au lieu d'agir à l'extrémité d'un bras de levier, ce qui lui eût imprimé une vitesse nuisible, est placé verticalement au-dessus de l'artère, à l'endroit où elle est explorée, de sorte qu'il ne reçoit qu'une vitesse très faible. Un levier en roseau, équilibré par un contrepoids, porte la plume écrivante. La nécessité d'un contrepoids semble prouver que, le roseau n'est pas d'une légèreté très grande, ce qui constitue une condition défavorable; toutefois les tracés donnés par l'auteur ne semblent pas difl'érer beaucoup de ceux qu'on obtient avec le spbygmographe à ressort. Mais ce qui rend généralement ces tracés défectueux, c'est la nature du style employé pour les inscrire.

Préoccupé sans doute du désir de faire disparaître l'arc de cercle qui, dans un sphygmogramme, correspond aux élévations et aux descentes alternatives du levier, Sommerbrodt fait agir celui-ci, non point tangentiellement au plan du papier sur lequel s'écrit le tracé, mais perpendiculairement à ce plan. A cet effet, la plaque du sphygmograpbe reçoit une translation de gauche à droite, et pendant ce temps, une tige articulée à l'extrémité du levier du roseau pend contre la plaque et la frotte par son extrémité. Or, le glissement de cette tige n'est jamais parfait, de sorte qu'elle reçoit des vibrations latérales qui se traduisent par des inflexions bizarres des tracés.

g 511.— Sphygmographe de Brondel — Un nouveau sphygmographe à levier pesant vient d'être proposé par Brondel1; l'auteur a fait subir à l'instrument diverses modifications, les unes portant sur la construction, les autres sur le principe même du sphygmographe. Brondel trouvant que la plaque sur laquelle est reçu le tracé n'a pas une longueur suffisante et ne chemine pas assez régulièrement à cause de son poids qui crée parfois des résistances de frottement inégales, a modifié le rouage d'horlogerie, l'a couché sur le flanc et, lui faisant entraîner une bande de papier laminée entre deux cylindres, a obtenu des tracés plus longs et, parait-il, d'une marche assez régulière.

A la plume d'acier qui trace les courbes du pouls, Brondel en substitue une autre en or, moins oxydable.

Ces différents changements peuvent être avantageux, mais je ne rrois pas qu'ils permettent d'obtenir, au point de vue de la durée

I. Brondel, Note sur un nouveau perfectionnement apporté au Kphyi/mograpkc de Marey (Arch., de mèd. nav.. t. XXXI février 1879).

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de l'expérience et de la régularité du mouvement du papier, des résultats meilleurs (pic ceux que donne le sphygmogrâph< à transmission inscrivant sur un polygraphe.

Une autre modification «pie Brondel semble signaler accessoirement, c'est la substitution, au levier léger de l'instrument, d'un levier de cuivre assez pesant pour remplacer le ressort de près mou qui agit sur la base du levier dans l'ancienne disposition de mon spbygmographe. Au besoin, l'auteur place un poids curseur plus ou moins éloigné du centre de mouvement du levier.

Celle dernière modification détruit entièrement les qualités que j'avais eberebé à donner au spbygmographe, c'est-à-dire la parfaite mobilité du levier et son obéissance aux mouvements que lui imprime le pouls. Ces effets, je les avais obtenus en réduisant autant (pie possible la masse du levier, et en rendant celui-ci solidaire des mouvements du ressort qui presse sur l'artère.

Appareils qui transforment la pulsation artérielle en sensation

visuelle ou auditive.

\ 512. — Czermack1, doutant peut-être de la parfaite mobilité du levier de mon sphygmographe, a appliqué sur l'artère un petit miroir qui, soulevé par les pulsations artérielles, changeait d'inclinaison à chaque changement de pression du sang dans le vaisseau. Ce miroir recevait d'une source lumineuse un faisceau de rayons parallèles qu'il projetait sur un écran, et dont on voyait l'image exécuter les mouvements complexes que traduit l'extrémité du levier d'un sphygmographe. Il paraît que l'auteur a réussi à photographier les mouvements de ces images lumineuses.

Landois2 a transmis les mouvements du pouls aux flammes manométriques de Kœnig.

Stein3 a décrit, sous le nom de Sphygmophon, une sorte de microphone qui traduit le pouls et sa forme par des bruits à renforcements. Boudet de Péris '* a construit un appareil du même

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