‹ La circulation du sang à l'état physiologique et dans les maladies [electronic resource]Chapitre 41 sur 431 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

laryngé supérieur. Ce nerf est sensitif; si on le coupe, on n'obtient aucun effet en excitant le bout périphérique (celui qui se rend au cœur); mais si l'on excite le bout central, l'animal donne des signes de douleur et l'on voit survenir du côté de la circulation des modifications remarquables. Le cœur se ralentit légèrement et la pression artérielle diminue : c'est principalement la chute de la pression artérielle qui s'observe alors; aussi, Ludwig et Cyon qui ont découvert les propriétés de .ce nerf, l'ont-ils appelé nerf dépresseur.

Nous verrons, à propos de l'influence du système nerveux sur la circulation, qu'un grand nombre de nerfs- sensitifs possèdent, à des degrés divers, cette propriété de faire baisser la pression artérielle et nous discuterons alors le mécanisme de cette chute dépression.

Le pneumogastrique renferme aussi des filets sensitifs; c'est pourquoi l'excitation du bout central de ce nerf produit de la douleur et des effets réflexes dont les uns s'exercent sur la circulation, les autres sur la respiration. Ces filets proviennent d'origines multiples et atteignent, à différentes hauteurs, le cordon du pneumogastrique. Des nerfs sensibles proviennent des différentes parties de l'appareil respiratoire et des viscères abdominaux; d'autres viennent du cœur lui-même et constituent le nerf dépressèur dont nous venons de parler.

L'action indirecte de ces différents nerfs sensibles sera exposée dans le chapitre xxix relatif aux influences du système nerveux sur la circulation.

mahey, Circulation.

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