‹ La circulation du sang à l'état physiologique et dans les maladies [electronic resource]Chapitre 47 sur 431 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

dans l'aorte la quantité de sang qu'y envoie le ventricule, en employant un effort beaucoup moindre que celui que le cœur déploie; mais alors le piston devrait parcourir le même chemin que la colonne liquide elle-même.

Dans le cœur, au contraire, toute la surface intérieure du ventricule presse également sur le sang, mais chaque point de cette surface ne se déplace que d'une faible quantité. De la somme de ces petits déplacements résulte un mouvement considérable de la colonne sanguine qui pénètre dans l'aorte. Admettons, pour fixer les idées, que la surface interne du ventricule soit, en moyenne, six fois plus grande que celle de l'orifice aor tique, il s'ensuivra que pendant la systole, la quantité dont chaque point de la paroi se rapproche du centre du ventricule étant prise pour unité, le cylindre de sang qui pénétrera dans l'aorte aura un parcours' six fois plus étendu. Ici, comme dans un grand nombre d'actes physiologiques \ le mouvement gagne en étendue ce qu'il perd en force, mais le résultat final est le même, au point de vue du travail effectué.

Travail du cœur.

247. — On appelle travail mécanique le produit de l'effort par le chemin parcouru. Comme exemple d'évaluation d'un travail, nous citerons le cas le plus simple: un effort capable de soutenir un poids d'un kilogramme aura effectué un kilogrammètre si le poids a été élevé à un mètre de hauteur ; il aura effectué deux kilogrammètres s. un kilogramme a été élevé à deux mètres, ou si deux kilogrammes ont été élevés à un mètre. A chaque systole du ventricule, un certain travail est produit, car l'effort du cœur contre le sang déjà contenu dans l'aorte fait parcourir à ce sang un certain chemin.

Si nous considérons une tranche idéale du sang eontenu dans 1 aorte nous savons que cette tranche présente au déplacement une ccrta.ne rés.stance : ce sera le produit de la pression «„„.

métrique par la surface d'une section transversale de 1 aorte. Or, si nous pouvions suivre le mouvement de cette tranche de liquide, du commencement à la lin de la systole du ventricule, nous verrions qu'elle a subi un certain déplacement, poussée par le sang nouveau que le cœur a envoyé derrière elle. C'est ce déplacement qu'il faut multiplier par la résistance vaincue, afin d'avoir le travail du cœur.

L'équation du travail du cœur est le produit de la pression manométrique par la section de l'aorte et par le chemin parcouru. Ces deux derniers facteurs représentent le volume du cylindre de sang qui entre dans l'aorte à chaque systole ventriculaire , de sorte que, pour une pression quelconque du sang, le travail sera proportionnel au volume de ce cylindre, c'est-à-dire au débit produit par la systole ventriculaire. Cette considération donne le moyen de mesurer le travail du cœur toutes les fois qu'on pourra estimer la pression moyenne et le débit.

Dans les conditions de la circulation artificielle représentées figure 28, on peut aisément mesurer le débit du cœur, tandis que le manomètre indique la pression. En effet, au lieu de laisser le sang du tube artériel A se déverser dans le réservoir d'où il revient dans l'oreillette, recueillons ce sang, pendant une minute, dans une éprouvelte graduée; nous verrons, par exemple, que cent centimètres cubes ont été versés sous la pression de dix centimètres de mercure. Le travail effectué est le même que si l'on eût soulevé à un mètre un cylindre de mercure ayant un centimètre de base et dix centimètres de haut; le poids de ce solide étant cent trente grammes, le travail effectué sera cent trente grammètres .

Veut-on connaître le travail correspondant à chacune des systoles ventriculaires, il faut diviser le travail total par le nombre des systoles, nombre facile à déterminer si l'on inscrit, pendant 1 expérlnce, le nombre des oscillations manométriques par le procédé

Pr"- dulrat il du cœur n'ont que peu de valeur au point de v"e absolu : étant ainsi placé dans des conditions anormales, le cœur n a probablement pas la même P"18^^6^^^/^ e vaut, mais on peut tirer de la méthode qui vient délie décrite

Dans cette évasion, on ne mesure qu^e poids £^*^k£

Rligcablcs si l'on se sert de tubes larges.

Page 1