‹ La circulation du sang à l'état physiologique et dans les maladies [electronic resource]Chapitre 49 sur 431 · FACTEURS DU TRAVAIL · texte numérisé non relu

FACTEURS DU TRAVAIL

Or si l'on fait varier la pression artérielle, on constate que les débits, en un temps donné, diminuent à mesure que la pression augmente. Le tableau ci-dessus montre la manière dont se pro-

1. De nombreuses recherches dans le détail desquelles nous ne pouvons entrer ici ont été faites à l'étranger, en Allemagne surtout, sur le travail du cœur de la grenouille soumis à une circulation artificielle. Le plus souvent on a évalué le travail en tenant compte de la hauteur à laquelle s'élève le manomètre (Froschmanomeler) et du nombre des systoles (Blasius,Coals,Cyon,ctc); quelquefois on a évalué le débit d'après l'amplitude des courbes de diminution de volume du cœur au moment de la systole (François- Franck, Ch. Hov). Toutes ces expériences concordent sur les points essentiels avec celles que nous avons faites non3-même en tenant compte de la valeur absolue du débit et de la fréquence des systoles.

2. Il faut, dans ces expériences, avoir soin de placer assez bas le réservoir d'alimentation qui fournit au emur le sang veineux et de le mettre sensiblement au niveau

duisenl ces variations du débit, suivant la valeur de la pression que le cœur devra surmonter. On voit que pour une charge de 0'»,05c de sang, le cœur débitait 8,5cm cubes; que pour une charge de 0n\10c il débitait 7e"1 cubes; pour 0m,15c il débitait 5™, etc. Le produit du débit par la charge a eu successivement les valeurs 41, 70, 79, 80, 37, 7. C'est-à-dire qu'il a commencé par croître jusqu'à la charge de 0"',20c de sang, puis à diminuer à mesure que la charge augmentait. Ce résultat est conforme à ceux que l'on obtient avec les autres muscles. Webcr. en effet* a démontré

■ ■ j ja,u* rin irnnr d'une tortue sous différentes charges Fie ■><>. Représentation graphique des débits du unu u une luimc ° ' artérielles.

que le travail d'un muscle atteint son maximum pour une certaine charge moyenne, mais que s'il est soumis à une charge trop faible ou trop forte, son travail est moindre.

La figure 29 représente graphiquement les résultats du tableau précédent; les débits du cœur y sont comptés sur l'axe des ordonnées et les pressions artérielles sur l'axe des abscisses. On voit que le débit du cœur, pour une minute, varie sensiblement en raison inverse de la pression artérielle.

du cmur lu^même, car si l'éprouVette qui reçoit le sang

voir d'alimentation, le sang traverserait le cœur en pern.ane, es ta^ f«sa

l'office ,1e siphon, et l'action du vcnlricule ne fera.t que provoque. di s m.unutlenccs dans cet écoulement spontané.

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