‹ La circulation du sang à l'état physiologique et dans les maladies [electronic resource]Chapitre 64 sur 431 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

a recueilli à la fois le double tracé des pulsations de ces cavités (fîg. 42): l'un, supérieur, correspondant aux pulsations de l'oreillette; l'autre, inférieur, à celles du ventricule. On voit que la pulsation systolique, so de l'oreillette, se traduit dans le tracé du ventricule par une ondulation s'o' qui précède la véritable pulsation du ventricule. C'est ce petit soulèvement s'o' qui correspond à l'énorme changement de volume que l'on voit se produire sur *le cœur de la grenouille au moment où la systole de l'oreillette

Fig. 42. Double tracé de l'oreillette et du ventricule du cœur de la grenouille. — Ligne supérieure, tracé de l'oreillette; ligne inférieure, tracé du ventricule.

achève la répétition ventriculaire. Le changement de consistance qu'éprouve alors le ventricule et qui soulève légèrement le levier est hors de proportion avec l'énorme gonflement de cette cavité dont les parois sont relâchées. Au moment de la systole du ventricule, il se produit au contraire un durcissement énergique de cet organe, durcissement qui, bien qu'accompagné de diminution de volume, n'en imprime pas moins au levier un soulèvement énergique.

Détermination graphique de la succession des mouvements des oreillettes et des ventricules chez l'homme.

§ 73. — Bien que les expériences faites sur les grands mammi-

par une plaque étroite en aluminium. En faisant glisser ces deux pièces le long des leviers, on rapproche plus ou moins du centre de rotation le point d'application de la force représentée par les parois du cœur. 11 est possible de régler la position des leviers 1 un par rapport à l'autre en les déplaçant, au moyen de la vis de pression R, qui supporte la base du levier de l'oreillette : on diminue plus ou moins la pression des leviers sur le cœur en inclinant à angles variables, les petites tiges pp, qui portent des contrepoids. 1

La seule précaution à prendre consiste à éviter de mettre le levier de l'oreillette sur e trajet du bulbe aortique qui croise la face antérieure de la masse auriculaire. (François-! ranck, Trav. lab., t. IV, p. 407.)

fères ne laissent guère de doutes sur la manière dont se suivent les mouvements des différentes cavités du cœur chez l'homme, il était intéressant de constater expérimentalement ce mode de succession.

Une précieuse occasion se présenta en 1877. J'appris du docteur

Fig. 43. Succession des mouvements de l'oreillette et du ventricule sur une femme atteinte

d'ectopie du cœur.

Klée qu'il y avait à Colmar une femme dont on sentait battre le cœur sous la peau. Il s'agissait d'une ectopie congénitale de cet organe qui, à travers une ouverture du diaphragme, était descendu dans l'abdomen où une éraillure de la ligne blanche ne laissait plus que la peau de l'épigastre interposée entre le cœur

Fig. 44. Succession des mouvements

de l'oreillette (o) et du ventricule (») chez le cheval.

et la main de l'observateur'. François-Franck se chargea d'aller examiner cette femme.

1. Voir, pour les détails de l'examen de eette malade, Trav. lab., t. III, p. 311.

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