‹ La circulation du sang à l'état physiologique et dans les maladies [electronic resource]Chapitre 70 sur 431 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

synchrone avec le point v' du tracé ventriculaire. Or ce dernier est produit, comme on le sait, par la clôture des valvules sigmoïdes de l'aorte (voy. § 70). C'est donc au moment de cette clôture que se produit, dans le tracé de la pression aortique. le soulèvement c qui répond au moment où le ventricule et l'aorte cessent de communiquer ensemble.

Les parties dissemblables, dans les tracés du venlricule et de la pression aortique, ne sont pas moins faciles à expliquer que la partie commune située entre les points b et c (ligne 1).

Dans le tracé de là pression aortique, immédiatement après '■ /u*"< | ^J^T l'ondulation qui correspond à la clôture des valvules sigmoïdes, <l^T^C la courbe s'abaisse lentement, parce que le sang artériel, empn-^^. ^ ^ sonné dans les vaisseaux, ne s'écoule que peu à peu à travers ^^^M ^ c> les voies capillaires. Pour le ventricule, au contraire, la courbe tombe brusquement, car cette cavité, complètement relâchée, n'a du^^Jh. cJ^~{^ plus, à son intérieur, qu'une pression très basse, ordinairemente*^ - t/—-, inférieure à zéro ; c'est ce que j'appelle le vide post^ystoU^ue^. ^jf^*-

Rapports de la pression aortique a la pression ventriculaire.

g 80. — Lorsqu'on veut comparer la hauteur à laquelle s'élève la pression du sang dans l'aorte à celle qui existe dans le ventricule pendant sa systole, la graduation du cardiographe que nous avons décrite (g 74) fournit la solution de ce problème. Les mesures prises rjf]^L, sur un grand nombre de chevaux montrent que la pression maxi- ^ ^ muni est un peu plus faible pour l'aorte que pour le ventri- ^ ^ cule. t^v- v*i*J(r,

Dans la figure 50, la différence entre le maximum de la pression ventriculaire et celui de la pression aortique est presque nulle, ce qui prouve que le sang passait avec lenteur du ventricule dans l'aorte. Si, par une influence quelconque, on faisait baisser la près- / sion dans l'aorte, le sang s'échapperait plus vite du ventricule j dans ce vaisseau et l'on verrait sur les tracés un écart plus grand entre la pression ventriculaire et la pression aortique.

Sur un cheval auquel on venait de pratiquer une hémorrhagie

1. Si l'on voulait analyser successivement la signification des divers éléments de la pression aortique, on trouverait pour chacun d'eux l'interprétation suivante (fig. 50, ligne 1) : b, ébranlement des valvules sigmoïdes au moment de la clôture de la valvule

abondante, on recueillit le tracé 51 qui montre, avec un extrême abaissement de la valeur absolue des pressions, un excès relatif ,de la pression du ventricule sur celle de l'aorte beaucoup plus grand que dans les conditions normales.

D'autres fois, c'est un surcroît de la force du cœur qui produit une plus grande différence entre les pressions ventriculaire et

Pi i

VG

YJ vu

Page 1