CHAPITRE VIII
L'expérience faile sur un cheval a donné le tracé figure 50.
La ligne correspond à trois révolutions du cœur; pendant les deux premières, l'appareil enregistre les mouvements du ventricule gauche, et le tracé obtenu ressemble assez parfaitement à celui de la figure 37. A partir du point a, la sonde, retirée du ventricule, se trouve dans l'aorte, de sorte qu'on obtient le tracé de la pression aortique.
La comparaison de ces deux moitiés de la figure éclaire beaucoup la nature des changements de la pression aortique. Si l'on reconstruit, à partir de la deuxième portion du tracé, la courbe
Fig. 50. Tracés de la pression dans le ventricule gauche et dans l'aorte. — Ligne t, une sonde ma. nometnque est dans le ventricule gauche; après deux révolutions du cœur, on la fait passer dans 1 aorte en a. — Ligne 2, tracé fourni par une autre sonde manomélrirrue maintenue en permanence dans l'aorte.
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que donnerait l'appareil si la sonde restait dans le ventricule,
on obtient le dessin formé par une ligne ponctuée. On remarque
alors que cette courbe et celle de la pression aortique présentent
une partie commune bc, ce qui prouve qu'à cet instan t, c'est-à-dire
pendant la systole, le ventricule et l'aorte étaient le siège d'une ^
pression semblable. t^^'K^^
Or/ les explications données précédemment sur la signification ' du tracé ventriculaire rendent très bien compte de cette égalité de pression dans l'aorte et dans le ventricule gauche. Ace moment, en effet, les valvules sigmoïdes de l'aorte sont soulevées, de sorte qu'il y a communication complète entre le cœur et le système ar-
i 1 8 LA CIRCULATION DU SANG.
tériel, De là résulte la similitude des pressions cardiaque et aortique.
Cette communication du ventricule et de l'aorte ne saurait se produire qu'au moment où la valvule mitrale fermée fournit un point d'appui à la pression du sang du ventricule pour ouvrir les valvules sigmoïdes de l'aorte; elle doit cesser au moment où les valvules sigmoïdes se ferment, car olors le cœur et l'aorte forment
^T^^vA^ «tf— -deux cavités complètement indépendantes. On va voir que les
choses se passent ainsi en réalité : l'interprétation des deux petites ondulations 6 et c en donnera la preuve.
g 79. Retard de la pénétration du sang dans l'aorte sur le début de la systole ventriculaire. — Examinons comparativement les tracés l et 2, figure 50, afin de juger du synchronisme des différents phénomènes qui se passent dans le cœur et dans l'aorle. .,/On voit que le début de la systole du ventricule gauche a lieu fl*-1^ au moment même où se produit la petite ondulation V (ligne 2) ;
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celle-ci précède légèrement un second soulèvement identique
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à l'ondulation b (ligne l), c'est la pénétration du sang dans l'îior Lg.
La systole ventriculaire dure donc un certain temps avant d'acquérir le degré d'énergie suffisant pour soulever les valvules sigmoïdes de l'aorte; elle n'y peut arriver qu'après la clôture de la valvule mitrale, clôture qui se produit au points (ligne 1). Le soulèvement b', dans le tracé de la pulsation aortique, n est donc nue l'effet d'un ébranlement imprimé aux valvules sigmoïdes de raorte, au moment où la valvule mitrale se ferme. L'ouverture des valvules aortiques n'a lieu que plus tard. On voit par la qu il Y a un retard entre le début de la systole du ventricule et la pénétration du sang dans l'aorte. Ce retard, qui dans la figure 50 est sensiblement égal à un dixième de seconde, est employé par le ventncule à atteindre le degré de pression intérieure suffisant pour vaincre la pression du sang dans l'aorte1.
La comparaison des deux tracés superposés montre aussi que le point c (ligne 2), homologue du point c (ligne 1), est exactement
. • ;o«a „„i ronstaté l'exagération du relard du pouls sur la pulsalion du lm T 72 Ses La ad e Hardy et Behier (semeiologic p. 422), croient avoir Ï^JSSÏÏ ce Jtard quand les battements du c.ur sont moins réquenls et moins forts que d'ordinaire.