‹ La circulation du sang à l'état physiologique et dans les maladies [electronic resource]Chapitre 99 sur 431 · Ilenle, Encyclopédie anat., Anal, gén., t. H, p · texte numérisé non relu

Ilenle, Encyclopédie anat., Anal, gén., t. H, p

n'a plus d'autre limite que celle que leur assigne la force élastique de leurs parois.

Mais si la contraction des artères est plus grande qu'à l'état normal, le calibre de celles-ci diminuera et deviendra inférieur au calibre moyen, car la pression intérieure du sang ne suffira plus pour ' lutter contre la force de retrait du système vasculairc; ces vais-

seaux, devenant plus étroits, se laisseront plus difficilement traverser par le sang qui va s'écouler dans les veines l.

La contractilité se prononce de plus en plus à mesure que les artères diminuent de calibre: on retrouve celte propriété au plus baut degré dans les artérioles, et môme dans les capillaires proprement dits dont la paroi byaline est réduite à la membrane endothéliale des vaisseaux. Ainsi, chaque département de l'organisme, si restreint qu'il soit, peut régler, par la contractilité de ses vaisseaux ,1a quantité de sang qui le traverse.

C'est à propos de la circulation capillaire que sera étudiée la contractilité des vaisseaux avec les effets que produit l'excitation des nerfs sur leur calibre et ceux qu'on obtient quand l'excitation s'adresse directement à l'élément contractile. Les effets de la contraction ou du relâchement des petits vais- . seaux sur la circulation dans les grosses artères situées en amonl varient suivant que le changement de calibre porte sur un nombre plus ou moins considérable d'artérioles ou de capillaires.

1. Une erreur longtemps accréditée parmi les physiologistes consistait à admettre ()iie le resserrement des vaisseaux accélérait le cours du sang à leur* intérieur. Celle erreur, qui nous paraît avoir été introduite par Thomson, a été répétée depuis par bien des auteurs. Nous avons vu, page 14, que tout resserrement des vaisseaux crée un obstacle au cours du sang et le ralentit. Comment se fait-il que certains physiologistes soient arrivés à soutenir le contraire ?

Voici, je crois, ce qui a fait supposer que la contraction des vaisseaux accélère le cours du sang : Si un tube offre sur son Irajel des renflements cl des élroilcsses, c'est j dans les points resserrés que le liquide coule le plus vile. Ce fait est parfaitement \i ai; mais voyons ce qu'il signifie. Chaque segment d'un tube dans lequel coule uni liquide doit en laisser passer la même quantité, quel que soit son diamètre; il s'ensuit que les molécules liquides devront cheminer plus vite là où l'élroilesse du tube les force à passer, pour ainsi dire, les unes à la suilc des autres, tandis que dans les points plus larges, où un grand nombre de molécules peuvent [tasser de front, la vitesse de chacune sera moindre. Mais, en somme, la quaniité de liquide qui s'écoule, c'est-à-dire le débit, est diminué par la présence de parties rélréeies.

L'erreur qui vient d'être signalée s'est propagée et a pris de singulières proportions : riaslings a considéré les vaisseaux dilatés comme faisant obstacle au cours du i sang et a conclu que les artères avaient alors besoin d'une .force plus grande pour| vaincre cet obstacle : l'erreur passa bientôt clans la pathologie, et des cliniciens ont admis qu'une dilatation de l'aorte était un obstacle au cours du sang qui sort du cceurj

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