‹ La Circulation MonétaireChapitre 20 sur 64 · EXPORTATIONS · texte numérisé non relu

EXPORTATIONS

Viandes frigorifiées dé PEU ere

Viandes frigorifiées

Viandes frigorifiées'

de volailles. ....

Conserves en boîtes.

Légumes secs......

Fruits oléagineuses . ...

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et graines,

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distance, vient de plus en plus entraver le commerce franco-malgache. Après les hausses prohibitives de frets et leur effondrement récent, il est certain qu’à la fin de cette crise les transports maritimes coûteront beaucoup plus cher qu'avant la guerre ; les exigences coûteuses de la main-d'œuvre européenne, la diminution de son rendement sont des faits inéluctables. Les distances que lon commençait à dédaigner reprennent leur valeur. Les longs parcours, soit par la Mer Rouge et le Canal de Suez, soit par le Cap, grevent lourdement les principaux produits de Madagascar, qui pour une faible ir sont encombrants et pondéreux.

Ainsi, durant la crise récente, les exportations ont été presque complètement arrêtées par la cherté des transports. Les produits restent sur place et nous verrons que ces circonstances amènent les commerçants à reprendre les efforts déja anciens en vue d'augmenter leurs affaires dans l'Océan Indien. Du côté des importations cette crise provoquera de même le ravitaillement de la Colonie dans les centres industriels en formation à Sa proximité (Indes, le Cap). Mais nous pensons qu'elle aura pour effet principal d'inciter à la production sur place de beaucoup de produits, soit alimentaires (blé, vin, sucre, rhum), soit nécessaires à la construction (ciments, fer brut), soit à l'habillement (textiles locaux, chaussures). Nous avons déjà signalé que la variété des ressources locales peut permettre à Madagascar, particulièrement en temps de crise, de vivre sur son sol sauf pour les pro- -duits de luxe.

Malgré tout, il semble que pour de longues années le commerce avec la Métropole, tel qu'il est organisé actuellement restera dominant et que la Grande Ile

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intensifiera encore la production des denrées nécessaires pour satisfaire les besoins de la France, particulièrement en peaux, viandes et denrées alimentaires. La protection douanière, qui ne saurait être relàchée dans la erise actuelle, maintiendrade même un facile placement des tissus et des machines françaises.

S IT. - Rôlesdu Budget colonial dans la balance commerciale

Les statistiques douanières nous ont montré un

déséquilibre considérable entre les importations et

les exportations : dans les huit premières années d’oc-

cupation, le total des importations dépasse de 180 millions celui des exportations ; puis, de 1905 à 1920, les “statistiques indiquent un équilibre satisfaisant. Par contre, dans la seule année 1921, nous constatons un excédent d’importations vraiment impressionnant de 155 millions. Comment peut s'expliquer ce déséquilibre de la balance commerciale ?

Il convient de remarquer que la balance générale

des échanges de Madagascar, comprend une part très.

importante de créances et de dettes autres que celles chiffrées par les statistiques douanières. Ces éléments interviennent surtout dans la balance avec la Métropole : car les règlements des transactions commerciales avec l'étranger s'effectuent en général par l'intermédiaire de Paris.

Le déséquilibre entre les importations et les exportations de l’Ile s'explique par les déplacements considérables de valeurseffectuées 1° par le Trésoret2° parles colons : les premiers peuvent être assez aisément suivis dans les statistiques ‘administratives ; les seconds sont conslitués par les opérations des particuliers et des Banques et sont difficiles à évaluer.

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