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ire sont Îes eXpor tations + valeurs qui échappent aux statistiques douanières ? En premiére ligne, nous trouvons les envois d'argent effectués sur France par le budget local-qui, nous l'avons vu, alteignaient environ 8 millions en 1910, 24 millions en 1922, et paraissent devoir se maintenir autour de 18 millions. Viennent ensuite les économies des 200 officiers et 400 sous-ofliciers et des 1.700 .fonctionnaires européens, qui effectuent en moyenne des séjours de 3 ans, et les bénéfices que les colons et les sociétés coloniales retirent de ‘leurs entreprises. Ces transferts se font pour les particuliers, à l'aide de mandats-postes et par le transport individuel de billets de banque lors des congés. Pour les sociétés, les opérations se reglent par l'intermédiaire des Banques. Les rapports d'en-. semble sur la situation de la Colonic pendant l’année - 1910 estimaient le chiffre des économies et bénéfices à 3 millions de francs en 1903, et à 9 millions en 1910. Mais dès cette époque, on constatait que ces fonds tendaient à se placer de plus dans la Colonie. Actuellement, il n'estipas excessif d'estimer les rapatriements annuels à dix millions.
ie paiement des frets et passages aux différents chargeurs, tous européens, constitue le troisième élément de sortie de fonds. Sur la ligne de l'Océan Indien des Messageries Maritimes, les recettes ellectuées sur les passagers, marchandises et colis postaux s'élevaient en 1919 à 4.962.000 francs, dont plus de la moitié était fournie par Madagascar. Avec les frets payés à la Compagnie Havraise et aux Compagnies étrangères, on peut évaluer actuellement à 5 millions au moins les sommes payées aux Compagnies de Navigation par Madagascar. Il est vrai que ce chiffre ne vient pas pour son intégralité en aggravation de:
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ceux donnés par la balance commerciale, car celle-ci
considère la valeur des produits importés au débarquement après paiement du fret et celle des produits. exportés avant leur embarquement et avant ce paiement.
A côté de ces trois éléments permanents s'ajoute, particulierement depuis la guerre, une cause spéciale de sorties de fonds sur Ja métropole à raison des souscriptions aux emprunts de la défense nationale dont nous étudierons ultérieurement le placement dans la Colonie. Le total des capitaux qui ont été ainsi transférés représente au bas mot 35 millions. Nous noterons, en outre, que dans un élan de généreux patriotisme, Madagascar a envoyé aux œuvres de guerre environ 5.250.000 francs, prenant le deuxième rang parmi les colonies françaises immédiatement apres l’Indo-Chine (10 millions). :
Voyons quels sont en sens inverse les mouvements d'importations de valeurs autres que les marchandises dédouanées ? “el
Le plus important facteur de ces' importations est le budget de l'Etat, qui a effectué dans le pays pour sa conquête et sa pacification des dépenses considérables. Il a supporté des frais énormes de recrutement et de ravitaillement pendant la guerre et actuellement encore entretient un effectif militaire élevé.
Presque toutes les dépenses du budget colonial à Madagascar sont faites pour les services militaires. Avant la conquête, le traité du 17 décembre 1885 accordait à la France Ie droit de s'installer à Diégo- Suarez. Mais de même qu'à Nossi-Bé,à Sainte-Marieet à Mayotte, les forces françaises étaient surtout navales et aucune dépense importante n'était effectuée à terre. Pendant les dix premières années de l'occupation un
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effectif moyen de 415.000 hommes, avec un pourcentage élevé de cadres européens, a été entretenu dans le pays. Le coût de cette armée était considérable et une partie très forte des dépenses était faite sur place et profitait à la circulation locale. Le tableau annexe n° 6 établit le montant des dépenses militaires de 1900 à 1921. Pour les trois premières années, les crédits budgétaires étaient de :