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23.541.000 en 1899 mais les dépenses furent, en fait, très supérieures (celles de 1897, par exemple, dépassent 20 millions). Pendant cette période d'installation, un rapport étroit a existé entre les importations et les fonds venus de France. En 1900, sur 40 millions d'importation, 7.161.000 francs représentaient les approvisionnements des services militaires. En 1903, le budget colonial étant de 18 millions, les seuls achats de vivres dans le pays s’élevaient à 5.229.666 francs, chiffre représentant le tiers des exportations de Madagascar, dans l’année considérée, el le sixième de ses importations.
Les dépenses d’achat de matériaux et celles de main-d'œuvre étaient également très élevées du fait de la construction des casernes. des hôpitaux et d’ouvrages militaires. Pour la seule organisation de la défense de Diégo, la loi du 20 juillet 1900 a accordé un crédit de 10.500.000 francs, dont une part notable était employée dans le pays. Il en a élé de même lors de la construction du bassin de radoub de Diégo. On peut considérer que les 2/3 des sommes dépensées par le budjet colonial et figurant au tableau n° 6 (soit au
total environ 200 millions, sont restées à Madagascar
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et ont compensé régulièrement le déficit apparent des transactions commerciale;.