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que violent, les remises de la banque locale sur l'extérieur ne pourront se solder qu'avec des métaux précieux. : :
Or nous avons vu que la valeur “ métal blanc détenu à Madagascar est de 40 à 50 millions et reste groupée pour plus de moitié entre les mains des indigenes. Hors cette monnaie, la Colonie ne disposerait en temps de crise de nulle quantité appréciable de métaux précieux. Quelques gisements de galène argentifère de valeur imprécise existent dans les provinces d’Analalava, de Nossi-Bé et d’Ambositra mais leur exploitation n’a jamais donné de résultats sérieux. Aucune exportation de lingots d'argent ne peut donc être envisagée. IL ne paraît pas du reste qu'il y ait jamais intérêt quelconque à augmenter le stock argent actuel. : |
Malgré la proximité des marchés de l’Extrême Orient, la Grande Ile ne sera jamais amenée à effectuer, comme l’a fait récemment l’Indo-Chine, des importa- ‘ tions d’argent métal ; toutes les colonies anglaises qui l'entourent et dort un grand nombre se servent de la roupie ont comme monnaie extérieure le souverain, l’Inde même opère, à l’aide du trésor britannique, ses règlements en métal jaune. |
Le système monétaire devant sans conteste être le sy stème français, la couverture actuelle en argent serait suffisante : elle devrait être complétée par une couverture en or. La Colonie n’a actuellement aucune circulation ou thésaurisation appréciables de monnaie d’or. Mais nous estimons que pour l'avenir et en temps de crise elle pourrait grâce à sa production d’or brut s'assurer une situation économique et bancaire autonome.
SM ie L'exploitation des gisements aurifères a été en effet le plus grand espoir de la Colonie jusque vers 1910. Depuis lors cette exploitation a été en regression constante, elle traverse actuellement une crise aigüe de main d'œuvre. Elle pourrait néanmoins en période normale se maintenir à une production annuelle de plusieurs milliers de kilos, suffisante, si besoin était, pour assurer au pays son indépendance monétaire. Sous la monarchie hova l'extraction des métaux à l'exception du fer était un droit régalien. Dans quatre mines royales des prestataires sortaient un peu d’or par le procédé primitif de la battée, mais le rendement : était insignifiant. Suivant sa politique de méfiance, le Gouvernement royal ne voulait pas que des champs aurifères fructueux attirent les étrangers ; le résultat n'était pas atteint car on a cru les gisements d'or beaucoup plus riches qu'ils n'étaient en réalité. . Le trésor royal était uniquement constitué en pièces de 5 francs que les premiers rois gardaient dans des silos au milieu de leur case. Dans leurs discours au peuple ces monarques ne vantèrent jamais les espèce s métalliques, ils préféraient développer la production du riz, le croît des troupeaux, les digues plutôt que d’entasser des métaux.
Un essai intéressant fut cependant fait vers 1890. .La reine autorisa ses sujets à rechercher l'or pendant trois mois, mais ils devaientcomme redevance spéciale donner au trésor le poids d’une piastre en or, soit 27 grammes puis vendre le reste de leur production à un taux fixe (50 fr. les 27 grammes) : le gouvernement hova espérait trouver ainsi les ressources qui lui manquaient mais le résullat fut infime. L’édit royal de mars 1890 n'avait pourtant pas ménagé les promesses de bonheur et les menaces de 20 ans de fer.
HO Les ouvriers, les surveillants et les gouverneurs
retirèrent seuls quelques profits de l’opération. Pourtant les européens installés dans l'Ile essayaient
d'obtenir des concessions aurifères. Ce n’est qu'après la guerre de 1883 que le gouvernement hova se départit un peu de sa rigueur et l’une des premières concessions fut accordée à M. Suberbie sur l’'Ikopa dans la région
Ouest. En 1894 on ne comptait que trois exploitations
sérieuses et faute de matériel aucune découverte
intéressante n’avait encore été faite en 1896.
La renommée, qui avait considéré Madagascar comme le pays de l'or, attira à la suite de l'armée d'occupation une foule de prospecteurs. Un régime très libéral de permis de recherche et d'exploitation
ut institué. Partout des exploitations primitives de
lavage des sables à la battée furent entreprises ; en quelques points seulement un outillage mécanique était amené par des sociétés, notamment dans l’Andavakoera près de Diégo.
Aussi le tableau N° 7 ci-après montre au début un développement étonnant de la production. Contre 79 kilos en 1897 on compte 1.114 kilos en 1900 et 3.696 kilos en 1909. À ce moment une spéculation active sur les actions des petites sociétés aboutit à une crise très violente. Les outillages coûteux ne donnèrent pas des rendements satisfaisants. La fièvre de l'or était passée ; l'exploitation raisonnable des gites sérieux devait seule se poursuivre ; pour éviter les vols d'or irès fréquents, une réglementation de circulation très minutieuse fut édictée par arrêté du 30 octobre 1908.
Pendant la guerre, les besoins de la mère patrieen métal précieux amenérent l'Administration à fournir la main-d'œuvre nécessaire aux entreprises et à acheter même, directement à la mine l'or brut suivant le
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système que nous avons exposé précédemment. En 1919 les exploitations privées furent laissées à leurs.
seules ressources. Mais malgré la hausse des cours commerciaux, les exploitants ne pouvaient pas rémunérer convenablement les orpailleurs indigènes dont
les procédés limités à la battée sont rudimentaires et le rendement insignifiant. Partout le peu de matériel
perfectionné, amené pour le dragage des alluvions et le broyage des quartz,est inactif. Aussi la production a rapidement baissé et n’atteint que 156 kilos en 1921. Néanmoins nous pénsons que ce chiffre est un minimum exceptionnel. Des prospections récentes ont établi l’existence de gisements filoniens contenant plus de 20 grammes à la tonne ce qui’assurerait une exploitation intéressante. Les grandes sociétés aurifères ont un capital action important (Andavakoera 3 millions ; Syndicat Lyonnais 1 million) et elles en annoncent l'augmentation ; elles peuvent donc mettre en action des moyens mécaniques efficaces. Il est
anormal après 25 ans de mise en valeur générale de : voir presque toute l'extraction de l'or faite par le,
procédé primitif de la battée. Les compétences reconnaissent que la production annuelle pourrait sans grands efforts atteindre 2.000 kilos.
Production de l’or
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1897. 79 kæ| 4906. 2.238 kel 1914 1.782 ko 1808 408) 1007 2010. ji 19180078 ‘»
1899... Da DO LOOR AO AOC LISA 0) 1000 MAN 000 2606 à 1917 1108 à tool 1910 Moss ti jte Lé2s on 1009 Mod not 21191) 1910 561.
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1905.. 2.370 »|Total.. 22.284k%/Total.. 8.860k°
Total.. 10.980 k°%| Total général de 1897 à 1921 — 42.124 k,
HO OR | a
En cas de crise ou d'isolement de la mére patrie une telle exportation de métal pré écieux serait un appoint important pour régler à des conditions avantageuses les importations indispensables à la Grande Ile. Ce stock pourrait de même assurer une couverture métallique sans cesse accrue pour l'émission de billets locaux et atténuerle change qui pourrait les atteindre. Quant à la frappe du métal produit par la Colonie il ne saurait s'effectuer qu’à la monnaie de Paris, qui opère encore pour les colonies ayant une monnaie distinete comme l’Indo-Chine. Jamais l’organisation industrielle locale ne permettra la frappe de monnaies ou même de jetons métalliques.