‹ La Circulation pulmonaire Chez les tuberculeuxChapitre 11 sur 36 · Si c’est une branche de ce vaisseau quia saigné · texte numérisé non relu

Si c’est une branche de ce vaisseau quia saigné

2. Ces oservations se trouvent pour la plupart dans les thèses de Jay (55) et de Tétard (62).

3. Nous citerons notamment les cas de Percy Kidd, Moxon, Damaschino, Powell, Lidel, Bonnet, Hilton Fagge, Poupon, Meyer, Eppinger, Sevestre, Ménétrier, Letulle, Pallasse,

Cette fréquence relative nous paraît due à la pression artérielle des vaisseaux de la base qui peut ‘atteindre jusqu’au double de celle des artères du sommet.

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La raréfaction des artères

Historique. — L'existence des oblitérations artérieiles a été notée par Baïllie (1) pour la première fois il y a plus d’un siècle et l'absence des vaisseaux dans le tubércule n’a pas été méconnue par Laënnec (2). Baylé ayant nié ce fait, Meckel et Louis l’ont confirmé, sans le préciser davantage.

Schrœæder et Natalis Guillot ont étudié la progression de l’oblitération artérielle et montré qu'elle commençait par les vaisseaux les plus fins. Guillot, dont le mémoire est resté classique, n’a pas fait de distinction entre les différentes lésions tuberculeuses, a méconnu la disposition lobulaire et certaines de ses affirmations, comme l'existence d'un « espace inléressant » et l’absence des lésions vasculaires (3), Sont manifestement exagérées,

Depuis Natalis Guillot, on n’a guère ajouté de faits

1: Baillic (29).«En suivant les vaisseaux dans les abcès du poumon, je les ai trouvés Contracturés à leur entrée dans l'abcès, en Sorte que l'ouverture de leur extrémité était fermée. »

2. Laennec (53), « Les vaisseaux sanguins sont comprimés et entièrement aplatis au voisinage et dans l'intestin des masses tuberculeuses », P- 511.

3. N. Guillot (65). « L'espace intéressant s'étend entre la limite où les vaisseaux s'arrêtent, et le tubercule », p. 548.

«Les conduits vasculaires Sont toujours sains dans Ja phtisie pulmonaire, les conduits aériens ne le Sont jamais », p. 948.

à la connaissance macroscopique de l’oblitération vasculaire. Les recherche de Virchow, Cornil, Rindfleisch et Hyp. Martin valent surtout par leur contribution histologique à l'étude de ce sujet.

Aujourd'hui encore, si l’oblitération vasculaire est un fait incontestable (1), sa fréquence selon les lésions n'est pas encore déterminée et par conséquent l’on ne saurait préciser jusqu’à quel point les condi- Uons de la circulation pulmonaire sont modifiées chez les tuberculeux.

Les injections radio-opaques permettent de répondre à ces questions.

Nous avons montré plus haut que la radiographie d'un poumon sain permettait de suivre les ramifications de l’artère pulmonaire jusqu’à la cinquième et même la sixième division intra-lobulaire et que l’on comptait une moyenne de 116 artères par centimètre cube. 3

Granulations. — Lorsque le poumon est envahi par des granulations tuberculeuses, on voit dispa-

… raître les artérioles de cinquième ou de quatrième

1. Prenons en effet, un poumon tuberculeux où l’on fait une irrigation par l'artère pulmonaire et coupons-le. Nous verrons que le liquide coule abondamment par les parties saines, tandis que les régions tuberculisées sont sèches et quelques rares vaisseaux continuent seuls à y donner un jet d’eau.

Appliquons sur cette surface mise à nu, un papier buvard et maintenons-le une demi-seconde. En lenlevant, nous verrons sur ce papier des tâches mouillées correspondant aux parties saines et des zones sèches représentant grossièrement les endroits tuberculisés.

Ilfaut se servir pour cette expérience d’un liquide très visqueux (glycérine, silicate) qu'on pourra colorer à volonté.

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