‹ La Circulation pulmonaire Chez les tuberculeuxChapitre 24 sur 36 · LEGER A · texte numérisé non relu

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baisse de la pression aortique, mais à mesure que se produit l'hypertension dans l’artère pulmonaire pour compenser l'obstacle, la pression carotidienne revient vers la normale sans toutefois l’atteindre, ainsi que le montrent les tracés de Kuno. es Variations cliniques. — En clinique, on s'explique pourquoi certains tuberculeux (sürtout à formes fibreuses ou emphysémateuses) ont des tensions normales (1) en dehors de toute altération rénale : ce sont ceux qui hypertrophient leur ventricule droit pour suppléer à l'obstacle vasculaire, en augmentant la pression dans l’artère pulmonaire. Par contre, lorsque cette hypertrophie manque, et c’est le cas de deux tiers des phtisiques, le cœur droit enverra des ondées plus petites, le sang arrivera en quantité moindre dans le cœur gauche, d’où l’hypotension (2). Il semble d’ailleurs, d’après les constatations de Regnault, qu’il y ait un rapport entre les dimensions du cœur etla tension artérielle, l'hypotension étant d'autant plus accusée que le cœur est plus petit. Nous avons comuencé à rechercher au cours des autopsies, l’état du ventricule droit en rapport avec le nombre des oblitérations vasculaires (celui-ci pré-

1. I résulte des statistiques que nous avons faites dans le service de M. le Dr Pissavy, à Cochin, et qui portent sur plus de 500 cas, que les tensions normales sont fréquentes chez les tuberculeux.

2 Hanot dans son article sur la Phtisie (Dictionnaire de Médecine el ch. pratiques) et Gros (112) dans sa thèse (1883) font allusion à la probabilité d’un abaissement de la pression artérielle périphonique dû à la gêne circulatoire du poumon. Il est intéressant de signaler que ces déductions ont été faites lorsqu’onne connaissait pas encore en clinique l’hypotension des tuberculeux.

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cisé au moyen des injections radio-opaques); et à comparer les résultats avec la pression artérielle pendant la vie. Les quelques observations, ainsi établies, que nous possédons jusqu’à présent, concordent avec notre hypothèse.

Caséification. -— Nous venons d'étudier les phéno. mènes pour ainsi dire mécaniques, qu’entraine la vascularité oblitérante. Il nous reste à faire une brève allusion aux phénomènes « chimio-biologiques » produits par la même lésion.

On a accusé jadis l’oblitération vasculaire de provoquer la caséification (Niemeyer, Rindfleisch). Déjà avant la découverte de l'agent de la tuberculose, Charcot et Grancher avaient réfuté cette théorie. Plus récemment M. le professeur Roger (1), notait que la caséificalion existe dans les gommes syphilitiques où les vaisseaux sont perméables.

La découverte du bacille de Koch et plus tard, celle de l’éthéro-bacilline d’Auclair (toxine produisant la pneumonie caséeuse) semblait avoir détrôné cette hypothèse. Mais Auffrecht l’a reprise sans rapporter des faits probanis (2).

Aussi admet-on toujours que la caséification est due à des actions bio-chimiques (3) du baciile tuber-

1. Roger, article sur le Bacille tuberculeux, dans le Traité de médecine de Charcot, Bouchard et Brissaud, t. I.

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