Vannieuvenhuyse. Thèse de Paris
3. Bouchard, C. R. Ac. des Sciences, juin 1888. Arloing, Roder et Courmont, Congrès de la Tuberculose, 1891.
devraient provoquer en même temps un abaissement de la tension minima, tandis qu'en réalité c’est surtout la maxima qui baisse (Marfan, etc.). D'ailleurs, certains auteurs qui ont injecté de la tuberculine chez l'homme ou des toxines chez l’animal, n’ont pas
observé d'hypotension,même avec des doses élevées.
On a essayé d’expliquer l'hypotension des tuberculeux par l’atrophie ou la petitesse de leur cœur (Bouchard ei Balthazard, Destot). Mais nous savons que ce n'est pas la règle chez ces malades.
Onpeuten direautant de l’altération des surrénales.
Hypotension par gêne circulatoire. --- Sans éliminer les facteurs précédents qui jouent un rôle plus ou moins important selon les cas, nous croyons qu'il faut leur ajouter l’hypotension par obstacle à la circulation pulmonaire.
Expérimentalement, l’oblitération des branches de l'artère pulmonaire par des embolies a donné à Marey et à Kuno, de l’hypotension dans le système aortique. Pezzi, a obtenu le même résultat par la compression de l'artère pulmonaire. Mais la ligature a donné des résultats contradictoires (1) que les recherches de Kuno ont expliqué.
Il y a un rapport très net entre la pression sanguine dans l’artère pulmonaire et celle de l’aorte. Après la ligature, il se produit immédiatement une
1. Lichtheim (92) liant des branches de l'artère pulmonaire (après avoir fait un pneumothorax) n’observait pas de modifications dans la pression aortique. Landgraaf (90), en respectant la * plèvre, obtenait par contre, un abaissement considérable (par- ‘fois de moitié) de la pression carotidienne. Tigerstedt (102) a publié des résultats analogues à ceux de Lichtheim.