OH
. er :
H 4 … At é , | CH — OH | ; CHE — NH — CH:
la rapproche de la formule de la tyrosine, que nous avons déjà eu l’occasion d'étudier.
Cette notion a. pu faire penser que l'adrénaline dérivait de la tyrosine. Plusieurs auteurs, Abelous, Soulié, Toujan ont montré que la quantité d'adrénaline augmentait si on conservait de la pulpe de surrénale à 40° 2x vitro; que celle quantité était plus considérable encore si on ajoutait à la pulpe de surrénale des produits d’autolyse de différents organes, on même des produits de putréfaction.
Hallé et Frankel out vu d'autre part la quantité d'adrénaline augmenter en quelques jours de 14 à 33 °/, dans un mélange de glandes de surrénales de bœuf ou de porc, auquel on avait ajouté de la tyrosine.
On a puinférer de ces expériences que les glandes surrénales auraient, entre autres fonctions, celle de transformer en adrénaline les produits aminés non utilisés par les tissus.
Mais, en-outre, il semble bien qu’on puisse penser que les glandes surrénales jouent un rôle important dans la nutrition.
Dans leurs belles études expérimentales sur les fonctions des glandes surrénales, Abelous et Langlois observaient, après la destruction partielle des deux glandes, un amaigrissement lent et progressif, une émaciation extrême pouvant parfois aboulir à la mort et semblant relever d’un trouble profond des échanges. Ils ont souvent constaté l'amélioration des accidents sous l'influence d'injeclions d'extraits aqueux de surrénales.
Loeper et Oppenhèim ont abouti à des résultats analogues
Sr
+ | : Le
après caséificalion ou sclérose des surrénales par des poisons adhérents du bacille de Koch.
M. Sézary a répété ces expériences et constaté, outre Famaigrissement, une atrophie musculaire diffuse sans lésion névritique. $ Cliniquement : cette amyotrophie est très fréquente dans les surrénalites scléreuses dont elle peut être le symptôme dominant, et elle peut être fréquemment améliorée par l'opothérapie. Des constatations nous semblent apporter un élément non négligeable en faveur de l'hypothèse qui ferait jouer aux surrénales un rôle dans la nutrition.
On a classiquement attribué cette asthénie, cette atrophie musculaire au fait que l’adrénaline maintient le tonus museulaire, a une action sur le muscle strié, ou régit le métabolisme des hydrocarbones. Léon Bernard: met l'influence myotonique des surrénales sur le compte d’une fonclion lipoïdienne.
Mais, ne peut-on penser que les surrénales interviennent dans le métabolisme des matières protéiques, dans la capacité des tissus à utiliser les amino-acides mis à leur disposition par le foie. Les amino-acides sont. aux matières protéiques, ce que le glucose est aux hydrates de carbone, écrivait Bith dans sa thèse. Ne peut-on penser que la glande surrénale est aux amino-acides ce que le pancréas (et plus spécialement l'îlet de Langerhans) est au glucose.
De toutes façons, un trouble des fonctions surrénales peut avoir pour résultat une insuflisance de transformation, ou peutêtre d'utilisation des acides aminés. Ils seront donc en excès dans l’organisme, comme ils pourront s'y trouver si le foie est déficient dans ses fonctions d’amino-acidolyse.
Quoi qu'il advienne de ces hypothèses, nous avons voulu savoir si on pouvait constater un parallélisme entre le taux de l'amino-acidémie et les pigmentations cutanées de type mélanique.
Notre incompétence de la technique chimique nous a fait nous adresser pour ces dosages à la grande amabilité et à la très grande expérience de chimiste de M. Lesure.
TR PE CT ent MERE PS ET AM Ce, JET RTE
ETATS AMINO-ACIDES = AZOTE dosés après défécation titrable au formol acide trichloro-acétique Tabes-éthyle. 0,73 »
Rhumatisme chroniq e 0,72 »
Saturnisme . 0,70 »
Ulcus gistrique . Pas 0,67 »
Orchite tuberculeuse. . . - 0,70 »
Pleurésie , 0,97 0,17 2 0,098 . Pleurésie , à 0,65 0 44 Hémiplégie infantile . 0,59 »
Hémiplégie infantile . 0,61 » Pigmentation discrète de la face 0,56 »
Syndrome addisonien . ; 0,72 0,07 Cirrhose pigmentaire .) “te 0, “ Cirrhose pigmentaire | 0:77 0,08 | { 0,67 »
Cirrhose pigmentaire “ 0,78 0,055 l 0,72 »
De ces chiffres nous croyons pouvoir tirer les conclusions suivantes : a) il n'y a pas de parallélisme constant entre [a pigmentation. cutanée de type mélanique et l'hyper-aminoacidémie (azote dosable au formol, du sérum sanguin); à) il n'y a pas de relation évidente entre l’hyper-amino-acidémie (azote formol) et une atteinte hépatique (du moins cliniquement décelable); c) du point de vue de la technique du dosage, le dosage sans défécation a l'inconvénient de doser non seulement l'azote des amino-acides, mais encore tout ce qui dans le sérum sanguin est décomposable par le formol, c’est-à-dire l’ammoniaque (considérée comme négligeable par les travaux précédemment cités), les amino-acides libres, et enfin les produits aminés en combinaison dans les doi du sérum (ce qui est une cause d'erreur beaucoup plus importante).
La défécation, précipitation des albumines du sérum par l'acide trichloro-acétique, est donc nécessaire pour doser de façon précise les amino-acides libres du sérum sanguin; ce dosage est néanmoins d’une technique très difficile, on est conduit à opérer sur des quantités assez faibles de produit, les chiffres obtenus sont souvent très bas et ne sortent pas toujours nettement des limites de l'erreur.
AM
(On a conseillé pour-la défécation du sérum de le traiter par l'acide phospho-molybdique, qui précipiterait plus parfaitement. les albumines du sérum.)
Le soufre dans l’organisme et la mélanodermie.
Nous venons de voir qu'il n’est pas possible d'établir un rapport constant entre l’amino-acidémie et la pigmentation cutanée.
Cela n'implique pas nécessairement qu’un produit aminé ne puisse pas entrer en jeu dans le mécanisme de la mélanogénèse. Il peut être dans l'hypoderme où Vernes l’a rencontré dans ses expériences, et non pas dans le sang circulant.
Pouvait-on d’un autre point de vue approcher de plus près la question de la nature du mélanogène ?
Ce fait que la mélanine est Le plus souvent un élément soufré (il n’y a guère que la mélanine de la choroïde et certaines mélanines végétales qui auraient été trouvées exemptes de soutre), pouvait donner à penser que la présence de soufre en excès dans l'organisme pouvait jouer un rôle dans l'apparition de la mélanodermie.
Or, le seul noyau soufré des protéiques aetuellement connu est la cystine. ù
La cystine, de formule CHNH?) — CO — COSH, se forme au cours de l’hydrolyse des matières protéiques, et est un produit intermédiaire de leur destruction dans l'organisme. D'après les expériences de L. Blum, citées par Desmoulières, le foie est capable d'arrèler la cystine, et d’en détruire de grandes quantités, et probablement serait le lieu d’une combinaison entre la cystine et l’acide cholalique, pour former de la taurine. L. Blum a observé d'autre part que les tissus paraissent capables de détruire la cystine, puisque si on introduit de la cystine dans l’organisme par voie sous-cutanée elle n'apparaît pas dans les urines, au contraire, la cystinurie est assez notable si on introduit cette substance dans les veines périphériques.
Somme toute, une insuffisance de transformation de la cystine paraît imputable non seulement à une altération du fonctionnement hépatique, mais aussi à un trouble générai de la nutrition et dés oxydations. à
Mais la cysline semble-t-elle un corps aisément oxydable pou-
y di er |
vant aboutir à la formation d’une mélanine par oxydalion ? Abderhalden et Guggenheim ont échoué dans un essai d'oxydation de cystine par une tyrosinase.
Nous avons recherché la cystinurie chez un de nos malades atteint de cirrhose- pigmentaire (encore en évolution) par le procédé indiqué par Desmoulières (urine filtrée, débarrassée de l’'albumine, traitée par une lessive de soude à ébullition pendant quelques minutes, puis additionnée d'une goutte d'acétate de plomb): Notre recherche à été négative.
Il n’en est pas moins très probable que le soufre de la mélanine doit avoir une origine protéique. L'examen des soufres sanguins et urinaires pourrait peut-être donner des indications à ce sujet.
On sait en effet que le soufre de la molécule albuminoïde s'en sépare à l’état de composés organiques plus ou moins complexes. On peut le retrouver dans l'urine sous trois élats différents :
1° A l’état de sulfates, uni surtout à la potasse, à la soude, à la magnésie;
2° A l’état de corps sulfo-conjugués. L’acide sulfurique s’unit aux corps de la série aromatique (indol, phénol, scatol);
3° A l’état de soufre organique, ou soufre neutre, incomplètement oxydé. La cystine serait le principal représentant de ce groupe.
Le rapport du soufre oxydé au soufre total peut donc donner des indications sur le degré plus ou moins parfait d'utilisation de la molécule albuminoïde.
. Dans les urines ce rapport, à l'état normal, serait de 83,5 °/, (Salhowski), de 80 °/, (Lépine).
M. Loeper a fait établir ce rapport chez des malades présentant des symptômes cliniques diserets de « viciations fonctionnelles légères du foie ». I donne le rapport suivant: