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Il n'y à pas de plaques de leucoplasie. À
D'autre part, il existe une tuméfaction parotidienne, bilatérale, qui serait apparue huit jours environ avant l'entrée du malade à l'hôpital.
Ce malade est, somme toute, entré dans le service, présentant un gros foie dur, avec ictère, sans grosse rate, sans signe d'hypertension portale.. D'autre part, la pigmentation ardoisée des téguments, du visage, des mains, des organes génilaux, coïncidant avec 1 hépalomégalie, l'absence d'hypotension artérielle, a permis d'envisager le diagnostic de cirrhose pigmentaire.
Les habitudes alcooliques du malade complétaient le tableau de ce syndrome.
La parotidite demeurait de nature indéterminée.
Réaction de Wassermann positive, dans le sérum sanguin.
Recherche de la résistance globulaire avec des hématies déplasmatisées : l'hémolyse commence dans une solution de NaCl à 4 °/,.. La résistance globulaire serait done plutôt légèrement augmentée.
Ævolution. — Très rapidement, sous l'influence du repos et d'un régime alimentaire assez restreint, l'état du malade a paru s'améliorer, te une diurèse abondante s’est établie, et cetle diurèse a semblé coïna - cider avec une hypersécrélion biliaire, car un tubage duodénal pra-
tiqué le 20 juin a ramené en deux heures 250 centimètres cubes de bile jaune clair. :
Le malade a quitté le service le 27 juin très amélioré. Le volume ZEN ‘du foie avait un peu régressé. La tuméfaction parotidienne avait disparu. Il existait encore un peu de subictère conjonctival. La pigmentation ardoisée des téguments ne s'était pas modifiée.
Le 16 juillet 1924, le malade entre de nouveau dans le service. Il présente de la courbature, un état fébrile à 398, nn peu de congestion hépatique douloureuse, sans aucun symptôme de localisation infectieuse, pouvant expliquer cette température. Le quatrième jour de son entrée à l'hôpital, la température est retombée à la normale.
Quatorze jours après, poussée fébrile à 39°, s'accompaguant d'une double parotidite, et d'une poussée hépatique douloureuse. Cet incident dure deux jours, puis s'établit pendant quarante-huit heures une diarrhée abondante : 14 selles par Jour de matières liquides, jaune clair, non fétides. ; = L'état du malade s'améliore ensuite, il sort du service le 21 août en bon état apparent.
Fin octobre 1924, nous avons des nouvelles du malade par un médecin qui le suit en ville : il ne quitte plus le lit depuis une quinzaine de jours, se sent extrêmement faible, la coloration foncée des téguments se serait plutôt accentuée, il persiste un état fébrile. be 4 Le 2 novembre 1924, il est amené de nouveau dans le service :
dyspnéique, température à 40°, le visage est extrêmement émacié. Il existe un ictère marqué de la peau et des conjonctives qui masque un peu la couleur mélanique du visage. La mélanodermie demeure au contraire manifeste aux mains et aux organes génitaux.
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L'abdomen est distendu par une ascite libre qui paraît abondante. La palpation abdominale est douloureuse. On ne peut percevoir le foie ni la rate. Les membres inférieurs, le scrotum sont distendus d'œdème.
Aux poumons : signes de bronchite diffuse et de congestion pulmonaire, sans signe de foyer.
Les bruits du cœur sont rapides, sourds. Il existe un souffle systolique, à prédominance apexienne, à propagation axillaire, mais qui s'entend aussi à l’appendice xyphoïde, et à la base du cœur. La tension artérielle est à 17-8 au Vaquez.
Les urines sont peu abondantes, foncées, mais n’ont pas l’apparence d'urines biliaires. Les réactions de Hay et de Gmelin sont négatives. Il n'y a ni sucre, ni albumine.
L’hémoculture a donné un bâtonnet court, immobile, ne prenant pas Le Gram, et qui nous a paru être du bacille de Friedländer.
L'urée du sérum sanguin était à 0,45 °/,. \
Le malade est mort le surlendemain de l'entrée, 4 novembre, en hyperthermie à 40°8.
Ge malade qui s'était présenté avec une hépatomégalie, douloureuse, du subictère conjonctival, une double parotidite, avec état fébrile, de la mélanodermie des mains, du visage, des organes génitaux, est demeuré pendant toute l’évolution de sa maladie indemne de tout élément du syndrome diabétique. La coïncidence de poussées congestives et douloureuses, parotidiennes et hépatiques, et d’un état fébrile, peuvent soulever l'hypothèse d’une infection ayant touché à la fois les deux parenchymes glandulaires et l’endocarde. Faut-il incriminer, là, le bacille de Friedländer qui a été rencontré dans le sing du malade au moment des accidents mortels, il est impossible de l’affirmer de façon précise.
L’autopsie nous a mis en présence d’une cirrhose pigmentaire.
A l’ouverlure de la cavité abdominale, écoulement d’un liquide ascitique jaune clair.
Le foie est plutôt petit, extrêmement dur, granuleux. C’est l'aspect typique du foie cirrhotique. IL est dur à la coupe, crie sous le couteau, et la tranche est finement granuleuse et a une teinte rouillée couleur de cuir. Rien de particulier au niveau de Ja vésicule biliaire. Pas de surcharge ganglionnaire du hile hépatique. |
Le pancréas est de consistance normale, la tranche a une couleur rouillée bien nette.
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Comme dans la région hépatique, il n'ÿ a pas de ganglion anormalement développé le long des vaisseaux spléniques.
Les reins ont une apparence normale.
Les capsules surrénales ne paraissent pas altérées.
Les poumons sont congestifs, sans zone d’hépatisation pneumonique ou broncho-pneumonique. gr
Le cœur ést petit, mou. Le myocarde n’a pas la coloration rouillée; à l'ouverture du cœur, il existe un œdème important au niveau du bord libre de la grande valve de la mitrale. Une traînée d'athérome au niveau de sa partie adhérente. Les valvules aortiques paraissent normales. Il existe quelques plaques d’athé-
romes sur la paroi aortique.
L'examen histologique du foie et du pancréas a montré du pigment ocre, caractérisé par la réaction de Perls.
OBs. IV (Observation du service de M. le prof. Widal, clinique médicale de l'hôpital Cochin, malade suivi avec M. le D' Moreau, et notre collègue M*° Bertrand-Fontaine).— Ce malade, âgé de quarantesept ans, employé de bureau, est entré dans le service le 16 décembre 1924. Après un passé de bonne santé, ce malade a commencé à souffrir quelques mois avant son entrée, de douleurs dans l'hypoc<ondre gauche : douleurs vives, lancinantes, s’accentuant au moindre effort, s'atténuant au repos. De semaine en semaine, ces douleurs sont devenues plus fréquentes et plus intenses, du subictère est apparu aux conjonctives, enfin le malade a remarqué une coloration anormale des téguments. Une hépatomégalie apparue récemment a décidé de son entrée à l'hôpital.
À l'examen, on a été frappé par la coloration de la peau, les téguments ont un aspect sale, il existe au visage une pigmentation brune, uniforme avec des zones plus foncées, bistre, à la racine des cheveux et à la partie supérieure du cou. Aux membres supérieurs, la peau est brune, surtout à la face dorsale des mains et des avant-bras. Le tronc et les membres inférieurs sont peu atteints. Les organes génitaux sont très pigmentés. Sur l'abdomen, au niveau d'une cicatrice datant de deux mois environ, s'est développé un grand placard brun. *Æ
En dehors de ces taches, il n'existe aucun nævus, aucune tache hyperchromique ou pigmentaire.
À l'examen de l'abdomen, on constate une hépatomégalie considérable. Le foie déborde les fausses côtes de plus d'une largeur de main. On sent le bord inférieur du foie, régulier, dur. Sa face supérieure est lisse, non douloureuse. L'hypertrophie prédomine sur le lobe gauche.
La rate est grosse, percutable sur plusieurs travers de doigt, mais non palpable.
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Il n’y à pas d’ascite, pas d'œdème des membres inférieurs. Rien du côté de l’appareil cardio-vasculaire : le pouls est calme,
régulier, rien au cœur ni aux poumons. La tension artérielle est
à- 14-10. L'examen radiologique du thorax ne révèle que quelques ganglions hilaires.
. Aucune anomalie à l'examen du système nerveux. Les réflexes sont normaux, les pupilles réagissent bien. Il existe seulement un léger tremblement, un peu de nervosité, sans doute imputable à un certain degré d’alcoolisme chronique.
Les urines sont foncées, peu abondantes. Elles ne présentent pas d’albumine et ne contiennent qu'une minime quantité de sucre indosable. Il n’y a, d'autre part, ni pigment, ni sel biliaire, mais de l’urobiline en grande quantité.
L'examen de sang :
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Recherche de la résistance globulaire. Avec le sang total, l'hémolyÿse commence dans une solution à 5 °/,, de NaClL.
On a recherché une manifestation de l'insuffisance hépatique dans une épreuve de choc au sucre (avec 400 grammes de glucose), et au lait. Le premier a semblé légèrement positif, il a existé une chute Jeucocytaire de 3.800 à 2.600. Le choc au lait a été négalif.
Enfin, on a établi la glycémie, car les faits cliniques notés faisaient penser à une cirrhose pigmentaire. La glycémie très élevée à 4 gr. 50 contrastait avec la glycosurie à peine appréciable.
On n’a pu relever aucun stigmate de syphilis, et on n'en retrouve aucun commémoratif. D'ailleurs, la réaction de Wassermann a été négative. ;
Le malade avoue quelques habitudes alcooliques assez discrètes.
Sous l'influence de régime, amélioration rapide.
Le malade sort du service le 27 décembre 1924, ne présentant plus de sucre urinaire.
Depuis cette date, le malade a élé revu plusieurs fois, l'élat général est conservé, les téguments ont toujours leur même coloration, le sucre urinaire n’a pas reparu de façon considérable.
Le 26 mars, l'examen des urines :
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