RENE . LE . LOYZ LEVR FILZ MA FAICT FAIRE
(2) n ne faut pas oublier que la chapelle Saint-Jean et la chapelle Saint-Jacques sont une même chose.
— sole 14 novembre de cette année 1625 les mêmes héritiers t étant sur le point de procéder au partage des choses » héntaux , » confirmèrent la donation de la pièce de la Prestrerie , à la charge par les chapelains de célébrer la messe tous les dimanches et fêtes de Tannée en ladite chapelle Saint-Jean ou en celle de la maison de Fontaine, à la volonté des seigneurs.
Jacques Gaultier avait laissé pour héritier de sa châtellenie, un petit fils en bas âge. Cet enfant demeura fort longtemps» loin du pays et n'y revint qu'en 1671 . Il fit alors relever la chapelle du château, jadis mal installée dans des bâtiments de basse-cour, puis il voulut y faire célébrer le service divin qu'il ycroyait dû. Mais il se heurta aux prétentions contraires du curé et des fabriciens. Bien plus, il se vit même disputer la propriété de la chapelle élevée par son grandpère sur la place du mur ruiné de l'église.
Les deux parties plaidèrent longtemps et produisirent de nombreux mémoires propres à soutenir leurs prétentions. Un bon titre bien en règle eût mieux valu sans doute, mais on n'en possédait d'aucun côté. Le curé, cependant, semble avoir mis dans toute cette affaire une assez mauvaise foi.
M. de Fontaine l'accuse « de ne vouloir aucun seigneur » ny autre quy ayt aucune prérogative en l'église, de vouloir » Éaire perdre tous les droits aux seigneurs de la paroisse et > à son égard d'y avoir procédé de la bonne façon. »
Finalement, M. de Fontaine perdit son procès sur la question du service divin; il ne pût en obtenir la célébration au château. Quant à la propriété de la chapelle attenante à Féglise, nous ignorons le jugement prononcé (1).
(1) Pour tout ce qui concerne cette chapelle , archives de la Barbée:
Chapelains de Saint-Jean-Baptiste :
Jean Le Barbier (1553).
La chapelle de la Sigonnière fut fondée, le t2 novembre 1646, par demoiselle Richain, veuve de M. Le Maire, et construite peu de temps après au lieu seigneurial du même nom (1). Dans cette chapelle fut célébré, le 17 avril 1700, le mariage de M« René Bidault, sieur de Ruigné, conseiller du roi, juge magistrat et garde des sceaux au siège présidial de la Flèche, avec demoiselle Suzanne du Noyer, fille de messire Jean du Noyer, lieutenant-général (2).
La chapelle de la Vieilliere^ adjacente au fief de ce nom et fondée le 25 octobre 1645, par M« Jacques de la Porte, subsiste encore aujourd'hui à l'état de ruine. Le fondateur augmenta, en 1648, sa première dotation, en lui affectant
Michel Blaitrau (1581-1586).
François Bonneau, prêtre (6 avril 1586), se démet le 8 octobre
Pierre Beaumont, prêtre habitué à Bazouges (18 octobre 16^, décédé avant le 18 novembre 1626.
Noble Etienne Fallu, écolier, étudiant au collège de la Flèche; devenu, en 1633, chanoine prébende en l'église Saint-Gatien-de-Tours et en 16il, conseiller du roi au siège présidial de Tours (il était fils d'Etienne Fallu , conseiller du roi en la sénéchaussée, bailliage et siège présidial de Tours) (1626) ; se démet en 1642.
Noble Bertrand Fallu, clerc du diocèse de Tours (1642) ; se démet en
Jean Taschereau, clerc du diocèse de Tours (1652); se démet en 1666.
Noble Fierre Taschereau, demeurant à Tours, (29 janvier 1666) ; se démet en 1660.
Vincent Gaultier, fils de Jacques Gaultier, seigneurde Fontaine» écolier (28 mai 1670) ; se démet en 1675.
M« Maurabin prêtre, (29 octobre 1675) ; décédé en 1(505.
Jean François Gaultier, clerc tonsuré du diocèse de Tours, flls de Jacques Gaultier seigneur de Fontaine (1695-1702).
Joseph Auvé, clerc tonsuré (25 mai 1702-1728).
Le Royer de Chantepie, curé de Cizay près Saumur (1778).
(1) Archives départ, de la Sarthe, G. 778.
(2) Archives de l'Etat civil de Bazouges.
une maison sise à Bazouges , cinq journaux de terre labourable, et quelques petites prairies (4).
n y avait également une chapelle à la Renouardtëre. Nous en ignorons l'histoire. Nous savons seulement qu'elle était sous l'invocation de saint Guillaume et que le 29 juillet 1709, M. Joseph Raveneau, curé de N.-D. de Durtal, procéda à la réconciliation de son sanctuaire, qui venait d'être remis en état décent après un long abandon, ou qui avait été souillé par quelque scandale ou crime (2). •
La Saullaye, tout en étant le nom d'une ferme, était aussi celui d'un bénéfice desservi en l'église paroissiale. Sa tondation remonte à une époque inconnue.
Le 22 février 1577, M« Charles Faifeu, prêtre, fit un testament par lequel il donna, aux chapelains de cette chapelle, une maison sise à Bazouges, pour augmenter le service de ladite chapelle et faire célébrer chaque vendredi une messe basse de l'office de la Croix dans la chapelle du cimetière (3).
Il nous reste encore à signaler: la chapelle des Binnetaux,
(1) Trois chapelains seulement nous sont connus : Jacques Loppé (leea-ieeS). — pierre Chesneau (1679-1680). — Pierre Aubert (1747- 1758).
(2) Archives de FEtat civil de Bazouges.
(3) Chapelains de la Saullaye :
GuiUaume Bidault, (1493).
Jean Bidault, (1532).
Charles Faifeu, (1561).
Sébastien 0)U8in, (1610).
Clatherin Moreau, (1619).
René Fouscher, (1641).
François Fislin, (1676).
Joseph Hardouin, (1730-1744).
Archives départ, de la Sarthe, G. 778,
alias les Voisines, fondée le 13 septembre 1547 et desservie en l'église de Bazouges (1) ;
La Prestimonie des Chevmes, réunie à la précédente (2) ;
La chapelle de A/« Guillaume Voisin, fondée par un prêtre de ce nom, antérieurement à 1574 (3) ;
La chapelle de la Fourière, dite aux GirauUy desservie en l'église de Bazouges (4) ;
Enfin, la Prestimonie du Clos Cailleau fondée par François Quartier, prêtre habitué à Saint-Thomas-de-la-Flèche, le 27 mars 1671 (5).
Trois prieurés, membres de grandes abbayes, existaient autrefois sur le territoire de Bazouges.
Le premier en date, était celui du Creux, établi, nous
(1) Archives départ, de la Sarthe, G. 778. — Fonds de la seigneurie de Bazouges.
Titulaires des Binnetaux :
Eustache Dolbeau, (1660).
François Geslin, (1666).
Vincent Montreuil, (1679-1718).
Urbain AUory, (1764-1773).
Antoine Mathurin Courant, clerc tonsuré, ^1782).
(2) Archives départ, de la Sarthe, G, 778.
(3) Archives départ, de la Sarthe, G. 778. — Fonds de la seioneurie de Bazouges.
Titulaires de cette chapelle :
Macé Ghevreux, (1574).
Charles de Beauveau, (1583).
(4) Archives départ, de la Sarthe, G. 778.
Titulaires :
René Aubert, (1750).
Urbain Allory, (1764).
(5) Archives de la Boisardiére.
En (Urent titulaires :
Charles Vautier, mort en 1697.
Joseph Quinchard.
Alexandre François Beaufils, jusqu'à la révolution.
savons dans quelles circonstances et dans quel but, par les moines de Saint-Serge et de Saint-Bach d'Angers.
Les documents relatife à son histoire sont rares et ne mettent en lumière aucun point saillant.
Ce sont, pour la plupart, des aveux rendus au fief de la Barbée ; plusieurs d'entre eux font connaître le nom de quelques prieurs : celui de Jean de Villehan, ( 23 février 1485) — celui d'Antoine More (28 avril 1525) — enfin ceux de Denis Bizot (1720-1747) et de son successeur Jean-Baptiste Prévost ( 1747 ) (1).
Les bâtiments de ce prieuré, ainsi que sa chapelle, autrefois dédiée à Saint-Léonard, élevés près de la rivière, dans un endroit bas, au milieu des prairies , servent aujourd'hui de ferme et de hangars.
Le prieuré de VEcheneau, qui plane au contraire sur la vallée et des terrasses duquel l'œil embrasse un panorama mer\'eilleux , fut fondé par Girard de Bouju , en 1354. L'abbaye de Melinais le reçut en don avec la charge d'y entretenir deux moines. Marguerite de Poitiers, vicomtesse de Beaumont, augmenta plus tard la dotation primitive, en sorte que les moines vinrent s'y établir en nombre plus considérable. Il était d'ailleurs , en ce temps là, comme aujourd'hui, tout entouré de vignes réputées pour être les meilleures du pays.
La renommée de bons vignerons n'aurait pas attiré aux religieux celle d'une grande régularité monacale, si l'on s'en rapporte au dicton populaire ce ce sont les matines de » TEcheneau qui sonnent toujours et n'arrivent jamais » employé lorsqu'un événement prévu, annoncé à grand renfort de commentaires, tarde à se produire et laisse dans l'attente un pubhc anxieux (2).
(1) Archives départ, de la Sarthe, G. 778.
(2) M anuacrit de M. le curé Pinot.
Vers le premier tiers du XVI« siècle, commencèrent, au sujet d'une question de droit féodal, les débats d'un procès soutenu, contre les seigneurs de Bazouges, par les moines. Ceux-ci refusèrent, en 1532, la foi, jusqu'à ce jour, rendue sans conteste à la seigneurie de Bazouges. Le procureur fiscal fit immédiatement saisir le temporel et obtint des lettres royales ordonnant le plein et entier effet de cette saisie malgré toute opposition et tout appel. Le prieur parvint cependant à faire reculer l'enregistrement des lettres royales et à gagner ainsi l'année 1540.
Au cours d'une enquête alors ouverte, les déposants constatèrent à l'unanimité, que le temporel de l'Echeneau était mouvant du fief de Bazouges ; mais le prieur ayant maintenu son affirmation contraire, l'affaire poursuivit sa marche. Le parlement de Paris ordonna, en 1541, la présentation des pièces qui pouvaient lui permettre d'étudier la question ; le résultat ne fut point favorable aux moines, car le l^*" août 1541, les lettres royales furent entérinées à Beaugé, la saisie fut déclarée bonne et vadable, et le prieur obligé de remettre les fruits, perçus depuis la signification, aux commissaires de la saisie.
Cela ne termina du reste point ce procès, que le seigneur dut poursuivre longtemps encore, avant d'obtenir la reconnaissance finale de ses droits (1).
L'abbaye du Melinais et ses dépendances, ayant été unies par Henri IV , en 1607, au collège de la Flèche, afin de former, avec d'autres bénéfices, la dotation de cet établissement, l'Echeneau fut abandonné par les moines et reçut une petite communauté de pères jésuites, chargée d'administrer les terres, d'entretenir les jardins et d'accueillir en bon air, les maîtres fatigués par le professorat (2).
(1) Archives départ, de la Sarthe. .— Fonds de la seigneurie de Bazouges.
(3) Pour tout ce qui regarde l^Écheneau, archives départ, de la Sarthe : Fonds de la seig. de Bazougee.
Prieuri de l'Echeneau :
Malgré Tan'êl du 6 août 1762 qui condamnait Tinstitut de Saint-Ignace, sécularisait ses biens et en ordonnait la vente, FEcheneau ne changea pas de propriétaire, ofjflciellement du
moms.
Thomasse de Montallays, veuve de Pierre de la Haye, fonda, le 13 mars 1400, une chapellenie perpétuelle de deux messes par semaine à l'autel qu'elle fera construire en l'abbaye du Melinais, sous l'invocation de sainte Catherine. Elle donna pour cette fondation, la maison des Trois -Croix sise à la sortie du bourg de Bazouges sur la route de Verron ; une pièce de vigne nommée Labace ; une autre pièce de vigne appelée la Roche Richard ; le pré Fouqué ; plusieurs pièces de terre labourable et d'autres biens encore.
Enfin, elle remit à l'abbé la disposition de ce bénéfice en faveur d'un religieux de son monastère (1).
Ce petit prieuré ne subsista peut-être pas au-delà du XVI1« siècle. Dans tous les cas, il n'est plus question de lui postérieurement à 4670.
Outre les prieurés de l'Echeneau et des Trois -Croix Tabbaye du Melinais possédait encore en Bazouges : — Plusieurs dîmes de vin et blé données par Marguerite
Jean Besnier, (1994), appelé Jean Vesnier en 1411.
Macé CaiaiUou, (141Q.
Jean ChoUet, (1161).
Guillaume Arthus, (1524-1531).
René Esnault, (1599-1543).
(1) Archives départ, de la Sarthe, H. 436.
Prieurs des Trois-Croix :
Jehan ChaiUou, (1409).
Jean Couet, (1532). (Arch. dép. Fonds de la seig. de Bazouges).
Clément de Maulne, (1575).
Pierre des Bois, (1603)..
Robert des Bois, (1603).
Clair Fontaine, (1622-1660).
Jérôme de MaroUly, (1670).
de Poitiers (1398), pour la fondation d'une chapelle en l'abbaye (1).
— Plusieurs rentes affectées sur des héritages relevant des fiefe de la Grande-Boderaye et du Petit- Verrier (2).
Le prieuré de Saint - Jacques - de - la - Flèche avait aussi sur Bazouges, quelques rentes ou propriétés foncières, parmi lesquelles nous pouvons citer :
— 66 arpents situés près de la Gravelle et partiellement échangés avec Etienne Le Page, en 1555 (3).
• — Plusieurs terrains ou prairies relevant, soit de la Barbée (1558), soit du Ghesne (1559) (4).
— Trois quartiers de vigne au clos des Renouardières (5).
— Neuf sols huit deniers de rente dus par le pré Sionnière(1786)(6).
— - Trente sols de rente sur les vignes d'Ambrières (1445) (7).
Les religieuses de Saint-François-de-la-Flèche possédaient, sur la hmite de la paroisse , le lieu de la Moisandière , relevant de Fontaine, sous le devoir de 22 sols, et, de la Potardière, sous le devoir de 28 sols ( 1683 ).
Louis Denis Carqueville, conseiller du roi au grenier à sel de la Flèche et économe du couvent, loua cette ferme le 21 juin 1786 moyennant 185 livres (8).
(1) Archives départ, de la Sarthe, H. 43i.
(2) Archives départ, de la Sarthe, H. 446.
(3-4) Archives départ, de la Sarthe, H. 603.
X5) Archives départ, de la Sarthe, H. 630.
(6) Archives départ, de la Sarthe, H. 639.
(7) Archives départ, de la Sarthe. ( Fonds de la seigneurie de Bazouges.)
(8) Archives départ, de la Sarthe. (Classement Bilard, H. 103.)
Enfin pour terminer, nous citerons , les vignes de la Frèlonnière qui appartenaient, depuis 1744, à la maison des religieuses Augustines (connue dans la ville sous le nom de la Madeleine) et que les supérieures cherchaient à vendre en 1785 (1).