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rcmaigne par la manière que faict est. Et (jaicoïKiae de joui' délie date de ces lettres en avant prierat, donnerai, promettrat ou presterat rien pour luy ou pour aultruy, pour aulcune des olFices de la maistrie des llll rentiers, des XII des formetcurs, des VI délie fore, des jurez, des gouverneurs, des XII de cesle présente ordonnance a avoir, il serat privée et oesté de toutes offices a tous jours maix et payerai avecque ce, dedens tiers jours après ce que publié serat a Peron, chincque marqz de bonne monnoye al change a Liège pour distribuer en pitance aux povres frères mineurs ou lesdits Xll aront leur repaire et pour payer le sallaire de leur clercq et varlet et la provision d'eulx a chauHér le temps d'hyver, sans de ce aulcune chose mectre, applicher cl convertir en prolîit dosdits XII. Et payerat encoir ledit meiïaisant une voye de Hocliemadut, de laquelle debvrat mouvoir dedens XL jours après le publication faicte audit Peron, sans avoir respit ne dilation par criz de Peron ne aultrement. Et en debvrat ledit metïaisant prendre congiet aux deux maistrcs desdits XI i cslenz, en cuy nom rapporter debvrat vrayes lettres, si hault que sur estre all)ains et privez de leurs bourgoisies.
Voire que c'est nostre intention (joe quiconcque de ce jour en avant serat accusée ou diffamée d'avoir fourfait contre ce que chy desur est dict, telle personne ainsy accusée ou dillamée soit deuement adjournée pour respondre que pour veoir tesmoingz jurer qui sur debvront tesmoigner. Et ladite journée dédit adjour soit à cette personne le cas et fourfaict, avecq le lieu ou faict aurat esté, cleremenl dist, exprimeit et exposeit. Et ce faict si prouveit est contre telle personne ainsy accusée ou diffamée d'avoir fourfaic.'t en cas deseur touchiet par bonnes gens dignes de foy sans suspition, lesdits XII esleuz le puyssent corriger et punir a paincs et perilz desurescriptes.
Et voulions encoir que quiconcque serat esleuz maistre de Liège, rentier, XXII, fermeteurs, VI délie fore, jurez et gouverneurs, dejour delleS' Jaicque prociiain venant en avant facent entre les auilres seriment accoustumé del faire seriment solempne, leurs mains touchez au ymaige de Dieu, que pour l'oftlce dont faire debvrat feaulté, par luy ne par aultruy, en secret ne en appert, n'at donneit ne promis, ne fait donner ne promectrc, ne aussy prié ne fait prier en aulcune manière pour l'office dont il ferai feaulté a tenir et avoir.
Item voulons et ordinons que quiconc(|ue de jour délie S' Jaicque prochain venant en avant serat esleuz aile maistrie de Liège, aile Mil délie Violette, aile XXII, aile fermeteit, et al VI délie fore, dedans VI ans comenchans en la création délie année, que olficieit aront et continuement et plainement ensuyvant ne puyssent estre receuz a nulle desdits otllces.
Item statuons et ordonnons que quiconcque des maistres, des IlII rentiers, des jurez, gouverneurs et jugeurs auz statuz devandits serat convaincuz d'avoir pris or ou argent, beuvraiges ne aultres bienfaictz aux parties (|uelconcq qui a cause des status ou des rappealz et enquesles auront affaire pardevant les maistres et conseil, iceluy soit de son faict miesme priveit et osteit de son office et de toutes aultres, et soit tenuz de rendre tout ce que priz en auroit à ceulx qui rechepvront les amendes de ces status et encherral en paines desur touchez toutes les fois et si souvent que ce luy avien-
(irat, mais que ce soit sunisament et dobiiement proiivcil, les parties coniiiio (losur est dist adjournez. El celiiy (|iii aroit donné or, argent, lomvier, beiivraige ou bienfaic-lz, remaigne de ce (|iiitlc et em paix. Et pareillonicnl ordonnons que quiconeque par iuy ne par aultruy donnerai, proniecti'atou parotirerat or, argent, bienfaictz ne beuvraiges aucunes aux jugeurs des statuz devandits, et celluy jugeur a qui ce seroit donné promiz ou paroiïert, ne veulient ce prendre ne accepter, chis ainsy refusans puyssent icclles promectans donnans ou paroflVans accuser et soit adonc telle paroIVrans, donnans ou proniettans corrigé et puniz par la manière desur touché, le taict debuement prouveit comme distest.
Et voulons et ad ce nous assenions que si une femme d'honncsteconvôrsalion estoit par advanturc corrigé par lesdits XII esleuz a cause des choses desur touchez ses mariz ousesfdz ou ungsien prochain proisme, peull iiar ladite voye de Hochemadul payer al terme desurdit.
Item s'il avenoit que aulcuns abbez, prieurs, moines, chanoines, prebstres, clerc(iz ou bénéficiez fuissent prouvez d'avoir faict, procureit ou alleit alencontre de ceste présente ordonnance en aulcune manière, et les souverains d'eulx ou de celuy d'eulx qui auroienl ou auroit comme dist est mefi'aict contre les ordonnances devandites dedens XV jours après ce que requiz en serai départ les maistres de ladite Cité ne les corrigeoit, selon les devantdites ordonnances, nous voulions et accordons (lue tontost de la en avant telz faictuelz et negligens soyenl puniz, privez et osiez de toutes les franchises de ladite Cilé. Et que par nulz de nous bourgeois ne soyenl confortez ne adreschez de l)oire, de menger ne d'aultre chose quelconqz sur les paines devantdites jusques a tant que amendeit serai le fourfaict selon la manière devant escriple et que payé aral le failuel les paines devant nommez.
Item afïin que toutes choses dorsenavant soy puissent faire deuement, nous voulions et ordinons que doirsenavant nulz aflbrains bourgeois, manant hors délie banlieu, apprendiche ne enfans de mestier dcssoui)z eage peull faire suytte aile croye, ne face élection aulcune desdits oflicos, ne d'icelle dont on faict serimenl et feaulté aile Cité et aux maistres. El que nulz bourgois, cilain et manans dedens franchise et banlieu face aulcune tlcsdits oftices, fours que en mestier a quel il payerai plainemenl son oeste, a telle fin que lesdits offices grosses et menues soyenl plus justement et euweillemenl donnez en temps future.
Item qu'ilz ne soit nulle ne nulle qui de ce jour en avant notoirement ne de nuyct ne de jour crie enseigne aulcune pour laquelle aucunes puyssent eslre avancez ausdits offices, sur la paine et péril d'estre banny fours dclle cvesché de Liège et comté de Looz l'espace d'ung an entier. Par ainsy si tel banny estoit retourné en ses pays ledit bannissement durant, que lantost on y mettisl la main et fust priz et menné en la porte S"" Margarete et la tenu a pain et eauwe l'espace de demy an entier et celuy demy an passée, que par ce ne soit mie quitte de son bannissement, ains serai tenu de recommencher et de faire le terme de son bannissement (|ue devant.
Et pourtant que les jurez délie Cite, par eulx, leurs clercz et varletz
avoyent accoustume de prendre assez largement leur sallaire et par especial des cas touchantes ou appertenantes a vogementz de force ou d'aultres cas dont somme d'argent n'apparoit, pour en ce remédier accordons et ordinons que de ung tel cas sur lequel deux jurez seront commiz mais que l'enqucsle se face dedens franchise et banlieu, les jurez par eulx, leur clcrcq et varlct seront content de Illl florins, Yl libres par le florin comptant. Et s'il advenoit que aller ou chevaulcher leur convenist hors franchiese et hanUeu. si délivrent lesdits jurez, clercqz et varletz estre contentz chascun d'eulx pour sa personne pour chacun jour de XXX 1. de tournois monnoye courante en bourse pour leur paines. Et ccluy qui fours les mennerat les face leurs despens selon leur estât. Et d'une cause dont somme serai dénommé dedens franchise et banlieu, aront lesdits jurez, clercz et varletz de XI librez un francq d'oir e^. de cent librez ung double et de plus, plus, et de moins, moins. Voire que c'est nostre intention, que chis qui tort arat soit tenuz de payer tous les fraix pour luy et poiu' sa partie adverse entièrement. Item voulions et accordons que les jurez, de quelque vinable que ce soit, pour eulx, leur clerc et varlet pour une famé a faire dedens la Cité, franchise et banlieu soyent contentz, sans plus avant demander, de XII libres payement liégeois. El al dehors desdites Cité et franchise et banlieu jusque a lluy ou semblablement aussy loing, aront il le doul.tle et oultre chincq liewes a marmontanl de XXX 1. le jour ainsy que chy deseur soy contient ens membres des voigements oultre leurs fraix payes comme deseur est diviseil. Voire que c'est nostre intention que si aulcune personne soy deplaindoit do diflamement de plusieurs en une seule plaincte ou de personnes seules, lesdits jurez, pour la famé en celuy cas a faire, soyent contentz sans plus avant a demander de sallaire desur usiteit. Et que le mayre de vinauble de l'argent délie ville pour luy, les jurez, clercqz et varletz soyent contentz d'avoir chascun d'eulx V 1. pour l'exécution dédit diiïamement a faire au Peron à Liège. Et que parmy ce ne le puyssent escondire aulcunement.
item, que nulz officiers délie Cité desurdite tcmle Tanné de leur oflice durant ne peult estre esleuz al XII de ceste ordonnance ne aussy les XII esleuz ne puyssent l'anné de leur oflice durant estre esleuz a aulcune olfice delledile Cité Moyennant comme ce soit nostre intention, que l'anne délie oHice délie XII tous les ans commencerai a jour dolle conversion saint Paul en moix de janvier.
item, pourtant (]ue de temps passé ont esté faites plusieurs ordonnances pour restraindre les disconvenablitez (|ue par les jeunes gens se faisoyent en telz et pareilz cas comme desur sont louchez et par icelles ordonnances a exécuter y ayent esté de celuy temps oommiz de chascun mestier ung homme, et lesdits mestiers, dont grande piteit estoit, y comme'iissenl gens par subtilité nient pensez qui miesmes maintes fois estoyent accoustumez de faire les desconvenablitez qu'ilz dévoient résister et corriger, et nous sur ce advisez ayons rechargiel a nos maistres de pi-esent gouvernantz que pour celle première élection de ladite Xll^ eslisent XII bonnes cl suflisantes personnes pour cestuy oflice a celle première élection porter et faire. .Neanlmoins de la en avant est nostre inlention (|ue lous les ans huyct jours
devaul ladite fcslc de la conversion saint Paul les maistrcs de Ijcgc (|ui le sont pour le temps mandent pardcvant leur hault Conseille les XII esleux qui aront olTicite toute l'année courante et la facent lesdits maistres et les XII esleuz seriment, touchéez leur mains aux saints qu'ilz sans suspition aulcune esliront XII aultres personnes sulTisantes et ydoines pour ladite otfice de la XII" l'année cnsuyvant commcnchant a ladite fesle saint Paul a porter ens aultres mesliers delledite Cité ou les devantrains XII esleuz mie esté priz si (pie de chacun mestier, quant le temps le donnerat y puyst avoir aulcuns ladite otTice portans pour ayder toutes gens avoir droict et garder leur honneur.
Item pour oester tout estargement a statut, statuons et ordinons que quiconcz sera juré et gouverneur de ladite Cité dedens ung an après ne peult estre maire de vinable. Et semblablement quiconque soit mayre de vinable, après l'année de sa mairie, ne peult dedens ung an entier porter office nulle de ladite Cité.
Et est nostre intention que les mayeurs de vinables ne puyssent demander ne plus prendre pour tous criz de Peron (lu'ilz feront sur une partie que II noirs tournois monnoyc courante en bourse et quant sur aulcune personne manante fours franchise le statut serai terminée ledit maire soit tenuz de laisser scavoir aux maisons desdiics personnes par le varlct des jurez et a ses fraix, afiin s'ilz leur plaist qu'elles ne soyent mie decheuz de rappellcr.
Item voulions encoir que le mayeur des vinables oultre la II'"« [année] ne sans prouvance, ne miesme si les parties estoyent d'accort, ne peult faire terminer sur aulcune personne, dont plainte seroit faicte ne aussy faire crier jusques a tant que les rappeals en auront juget.
Item voulions et ordonnons (pie lesdits mayre de vinables pour l'argent délie ville ne puyssent faire aulcune personne albain s'il n'at este avantrainement par ung varlet des maistres adjournée a sa bouche ou a sa femme, ou a sa maisnie, ou au moins ù II ou III de ses plus prochain voisins, en cas ou il sa femme et maisniez n'estoient trouvez a sa maison pour monstrer payement. Et que ledit mayre pour chascun de ces ad jours ausdites personnes et parties, ne peult demander que chincq sous monnoye courante en bourse.
Item est nostre intention (pie (iuiconc(pie en paroles ou en aultre manière ferat ou dirat vilonnie et injure auz XII esleuz a ceste présente ordonnance a cause de leur office, il pa>erat la doui)le amende, qui contenut est ens statutz de ladite Cité.
Item pour oester toute maulvaise suspition qui alencontre des XII esleuz pourroit, que ja n'adviegne, eslever avons ordiné, et ordinons que quiconcq des XII esleuz serat convaincu par aultruy, en secret ne en appert, par quelconcq manière que ce soit or, argent, louvvier, bevraige et bienfaictz pour aulcune personne qui contre ces ordonnances aront meflaict ou alleit, porter ayder ou faire faveur, celuy ou ceulx qui ainsy seroit ou seroyent convaincuz, soyent privez et oestez de leur office et de toutes aultres a perpétuité. Et avec ce encherront en la double correction devantdite.
Item est nosti-e intention que lesdits XII esleiiz et leurs successeurs pour plus diligemment et cuwcillcment ens çlioscs dcsui-dites procéder, enquérir et juger a leur bons sens et scavoir, jureront soUempnellemenl tous les ans pardevanl les maistres et Conseil de bien et loyaulmcnt faire leur office et de corrigeir et punir tous ceulx qui doirsenavant mefTeront contre ces ordonnances, sans entreprendre chose que advenue soit de tanips passée et sans rien excéder, plus avant, que ces présentes font mention. Et tous ces statuz et ordonnances desurdits nous tous ensemble et chascun de nous avons promis et promettons a garder et tenir sans embriser ne venir alencontre par nous ne par aultruy, en secret ne en appert, en bonne foy et leaulment. Ki voulons que les maistres, jurez, gouverneurs et Conseil de la Cité et aussy les XII esleuz d'an en an en leur créations avecq leurs aultres serimens accoustumez, les jurent a tenir fermement sans excéder plus avant qu'ilz font mention. Et pourtant que ce soit ferme chose et estauble a tousjours avons faict appendre a ces présentes le grant scel de ladite Cité en signe de vérité, qui furent faictes l'an de grâce nostre Seigneur Jesu Christ mille III|c et II de moix de janvier.
Déclaration émise au nom de Jean de Walenrode. prince-évéque de Liège, comme quoi celui-ci ratifiera le rétablissement de vingt-quatre ou de trentedeux Métiers, selon ce qu'en auront décidé les dix-sept métiers existants,
Paweiihars A, fol. 58v, B, G et n'' 19 aux Archives de l'État, à Liège. Texte paraissant fort corrompu.
Quia domini mamburnus et magister civium civitatis leodiensis, tanquam ambassiatores ejusdem civitatis, rcverendo palri domino Johanni episcopo Icodiensi, domino nostro graeioso, exposuerunt qualitcr ipsa civitas, pro bono comrauni dicte civitatis, conclusisset ministeria, quorum olim XXX'a duo et postea decem et septem fore consuevcranl, amplius numéro viginti quatuor existere debere, petentes, pro parte dicte civitatis, numeri hujusmodi XXIIII ministeriorum aut XXX duorum, prout videretur cxpediri, per dictum dominum nostrum graciosum consummari, et ex
adverse nonnuUi cives et incole ejusdem civitatis (i) atque liberlate
anti(|ua recuperandam restilui dictumquc numerum XXXIl per cundem dominum nostrum graciosum contirmnri, placct eidem domino nostro anledicto ut deccm et septem ministeria prefala, (|uac anle advcntum ejusdem domini noslri in possessione vel quasi regiminis ejusdem civitatis exstiterunt et in (juiltus tota civitos plcne comprchenditur, mature descutiantur, quid dicte civitati etejus regimini plus expédiât, videlicct habere
(I) Il paraît y avoir une lacune ici; toutefois il est à remarquer que nos quatre manuscrits donnent unanimement le passage tel qu'il figure ci-dessus.
ministeria luimoro \.\IIII aut ininisteria numéro XXXII, et (luaci'umqiie ex hiis diiohus nuincris pro mcliori et fclieiori slatu et regimiiic ipsius civ'talis antcdicte hujusniodi decem et scpteni ininisteria discutiendo eoncluserint, dominus noster graciosns ad snpplicalionein niamburni et niagistri civium antedictorum ratum haljebit et gratum atque graciose conlirmabit, juribus ecelesie leodien?is atque libertatibus et francliisiis tam spiritualibus quam temporalibus semper salvis.
Les échevins de Liège déclarent que dans le fait du rétablissement du Perron de Sart par Gérard Goessui/n, maître pour le temps de la Cité de Liège, en exécution d'une sieiclte de celle-ci, ils ne trouvent rien qui donne lieu à poursuites .
Paweilhai- E., f. lOîî, aux Archives de l'État à Liège.
7 juillet USS.
A tous ceaux qui ces présentez lettres verront et oront les esqucvins de Liège scavoir faisons a cascun et à tous que l'an quatuorze cens et chincquante wyt le second jour de juing, fut dit par nous les eschevins de Liège, a cause délie enqueste de Sart, que tochant les poins contenus en ladite enqueste nous ne trovons que personne en ayent pris oir ne argent, par quoy nous les polsissiens de rins par loy cargier, mais nous trovons tant par le cognissance de Gérart Goessuyn maistre pour le temps de dont délie dicte citeit, comme par autres provances et tesmongnages, que ce quy fait tut par ledit Gérart avec plusseurs officiers délie Citeit de redrechier le peront de Sart et de remettre les dits de Sart en possession de franchiesez, ce disoit ledit Gerar avoir fait en accomplissant le suytte délie Citeit et que ce que cargiet et commandeit les en fut de faire, ce fut ensuyant ladite suyte qui en fait expresse mention et qui mostrée nous at estcit signée, demorant par nous au sorplus dcleis toutez paix faitez et delcis tout ce que nous sauvons et wardons par loy- Nous les dits esquevins dénierons plainement deleis che que cy deseur est escript et foursporteit par nous l'an susdit le XXVII jour de juing en présence de messrs délie venerauble église de Liège, assavoir mcssr. le doyen, maistre Josse délie Marche, maistre Hubert Brongnet, Aliscandre de Seraing et Willem de Libermeit, de maistres et jurcis et de Jehan Faber, mambour de nostre très redobté seigneur, iirotestant sollempnement par nous de nyent alleir allencontre aouvreture par nous les eschevins faite l'an susdit le VI^ jour de julie avecquez maistres et jureis selon le bon conseil que nous avons sur ce heyut tant à nostre conseil spiritueil comme temporeil et de nous mesner demorant en ce cas deleis paix faitez et franchiesez (jue nous sauvons et wardons si que loy et franchiese et n'entendons point par nostre jugement chi deseur rendu que loy, paix faites, franchiesez délie citeit, le hauteur de monsseigneur ne le jurisdiction délie église soient pour ce de rins enfraintez ne embrisiez en
36o APPENDICES.
(lenioranl avant deleis le V*^ article de record par nos prédécesseurs rendu l'an XXX selon raoïivcrture par les membres sonr ce faite ensy (l'j'il soy conlint expressément et partant que ce soit ferme choesc et cstauble si avons nous les eschcvins deseurdis fait appcndre ad ces présentez lettres nos propi-ez scclx en signe de veritet sur l'an susdit dadit moix de jidle le septième jour.
Les bourgmestres et Conseil de la ville de Francfort-sur-le-Mein écrivent aux bourgmestres et Conseil de la ville de Cologne pour s'informer au sujet des événements de Liège,
Archives de la ville de Cologne, Bnet-Eingange, B. 714. Papier plié cl cacheté. Au dos : Den fursichtigen ersamen und wysen burgeriîieistcreii und rade zu Cholne unseren lieben besunderen freunden.
31 novembre i iG8.
Unsere fruntliche Nvillige dinste zuvor fin-sichtigen ersamen und wysen lieben besunderen frunde. Der geschischt halben zu Ludich crgangen erluden by uns in der gemeynde manchcrlei rede und besunder das dem selben nu ferrer nachgedacht iind furgenommen werdensoUe darumb uwer fursichtikeit wir mit besundern llysse fruntliche bidden das ir uns solicher gcschicht halb zu Ludich und andern leuften so vil ir verncmet und uch fugsara si mit disem unsermc botte schryven und vvas ferrers furncmens in geruchtc sy inyde vcrkunden wollet als zu u\ver fruntschaft wir ein besunder getruwcn han. Das woUen wir mit willen gcrne vcrdienen. Datum sabbato post Katherine virginis anno Xlll['> LXVIii.
Von uns dem rade zu Franckcnfurt.
Les bourgmestres et Conseil de la ville de Nuremberg écrivent aux bourgmestres et Conseil de la ville de Cologne pour s'informer au sujet des événements de Liège.
Archives de la ville de Cologne, Bricf-Eingange, 713. Parchemin plié cl cacheté. Au dos : Dcn fursichtigen ersamen und wcisen hcrren burgermeisleren und rate der slal zu Colne unseren besunderlichen und guten freunden.
31 novembre 14-G8.
Unscr willig freundlich dicnst eurer fursichtikcit mit vlcis voran bercit. Fursichtigen ersamen und wcisen hcrren,, besunderlichen und guten freimdc, der geschichten halben zii I.uttich ergangen langet an uns manchcrlei rede doch ungeleiche, und naeh dera wir derselbcn gegent etwas
entlegen sein iind desslialboii solicherci'b'angeiici' j,'es('hi(,'htcii nieht laiitcrs wissens habeii, dabci suadciiich auch crscliillfit das dasolbsl danncn vcrver gedaehl wci'dcn solle, so biten wir cwr fui'.sichtikcil mil bcsiindcnn vlcis freiintlioh uns soliclier gcschichtcn balbcn zii LuUicIi sovicl oiii'C fursichtikcil davonn wissent und ze schrcibcn gelun-lich ist b(3i discni unserm boten zu verkunden und dabci was vervcni furncnicns in augcn oder in geruclit sei wollenwii' umb eur fui'sichtikcit mil wilien verdlcncn. Geben am sanistag sant Elisabethen tag anno domini Mllllc LXVIIl.
Burgermeister und rate zu Nuremberg.
Les bourgmestres et Conseil de la ville impériale d'Aix-la-Chapelle font relation à celle de Francfort-sur-le-Mein au sujet de la destruction de Liège.
Archives de la ville de Franctort-sur-le-Mein. Reichssachen. Nachlrâge. 2027. Au dos on lit : Den ersamen weiszen burgermeysteren und raide der stat Frankfort iinseren lieben und besonderen guden vreunden.
3 décembre 14G8.
Unsere freuntlicben gruesse mit alte bevellicheit bevoir. Eirsanie, weisc, liebc und bcsondere gute vreunde, als euer liebde uns nu under andern geschrie])en und von uns begert hait wir euch soliclier geschichfhalb zo Ludich ergangen und anderen leuffen so vill wir verncment und uns fugsam were schreiben und was ferrens furnemens in geruehte were myde verkunden wulden etc. So begeren wir euwer fursichlikcit darull freuntlichen zu wissen daz der herlzough von Bourgondie etc noch sere unlangs die stat Luylghe und auch das lentghynn Franchymont dartzo gehoerende niyt gewalt gewonnen und volnae myt eynanderen verbrennen laissen habe sonder die kirchen daselbst, die redt man das niet gebrant sein, aioer man spricht das die geistliche guede nu myt dieser vursyde geweltliger wynnonghen bynnen Luytghe vursyde souden wienich gespart seulden sein. Auch redt man wie as der vursyde hertzoughe also nu zo Luytghe myt der gewalt vursyde in queme, die Luytgher uis vluwcnt und wen man myt der inkompst vursyde van den obgenanten Luythgercn binnen der egemelter stat anqueme daz der dar van stont gedoedt wurde. Desselben geleichs verneimen nir nvqs der vursyden Luythger zu Luytghe oder dairumbtrynt noch betreden werde, das sei den meiste deill dairuiss gedoedt worden, so dass es seich vill ausz diesen landen eweich gemaicht haben und von daghe zu daghe noch ausz mâchent. Man en dasz (sic) auch der vursyde Luytgher von dem egenanten hertzoughe hie niet waile lyden. Vont redt man wie der kunig von Frankreich,myt soulchem voulck er zo der tzyt by sich hatle, pcrsoenlichen dair bei were und dartzo haitte daz dem hertzoughe vurs die obgenante stat Luytghe as vurs. steit gewonne war. Der konig vurs. brieche zo Luytghe myt syme vursyden voulcke auf und tzoeghe wieder heymwertz zo Fran-
kreiich werl se den obgcnante hcrizough das vorgemelte leiitghynn Franchiinonl gewonne. Uns ist aiicli ankomen wic der viu'syde hertzoughe wieder ewech ghyng in seine slatl Bruessel und sein voulciv volnae myt eynanderen verschcyden und heymwertz getzoiglien sei, in maissen ^^■i^ das ailes also geleich vurs steyt verstanden liaben. Vort, giiede vreiinde, von solicliem ferreren vurnemen in geruclite suide sein, davon euwer scliriffte vurs. uns gesant meldet, konnen wir euch niet geschreiben so uns dan aff niet furkomen ist ; dan werde uns icht vor augen oder zo wissen konien daz euch noit were zo wissen, soliche uns davon geburlich und fugsam were zo doin, vvulden wir unverkundet niet laissen uwer eirsamheyt, die got unscr hère wolfaren gefristen wille. Geschriben auf saiterdach derden daighs decembris anno etc aicht und seistzich.
Burgermeysteren schoiïen und rait des konyncleichen stuls und stat Aiehe.
Relation de la destruction de Liège envoyée par la ville de Cologne à celle de Francfo rt-su r-le-Mein .
Archives de la ville de Francfort-siir-ie-Mein. RS. Nachtrage 2028. Au dos : Slatï Liittig janmerlyc zersluhret.
Myn gnedige hère der hertzoeh van Rourgondien is mit dem hercu Konynk van Frankrych in der lester wochen van ottol)ri vur die stadt F.uytghe komen mit LXXX"' mann offdairby, as man gesacht hait, ind hait up sondach vur alreheiligen dage, dat der vierde dach was des beleigens, mit storm an dryn enden die stat gewonnen, dae zo byden zeyden vill guder mann ind andere gewont ind doit bleven synt, Als die stat alsus gewonnen geweist is, synt der Luytgher vill doit geslagen, vill in die Maese geworpen ind verdrenckt. Die andere synt uiss dem lande geloiflcn ind ellendich worden. Die stat is vort mit eyn (?) geplondert verdarllt- ind verbrant. Die Kyrchen synt onverbrant bleven ind doch beroufît worden aller yrre ornamenten ind cleynoiden die zo mail costlich geweist synt. Man en hait nyemant gespairt, geistlieh noch werentlich; noeh hude by dage wat man der Luytgher betreden kan in deme lande die werden gehangcn ofl'in dat wasser geworpen. Aueh is dat lentgyn van Fransccmont, dat den Luytghener zogehoerde, mit machl dartzo bracht dat sy dem hertzogen onderdenich worden synt.
Etliehe van anderen steiden des lantz van I.uytghe synt mit geweist vur Luytghe igen die selve stat; des haint sy vurdell ind genade van dem heren, as man spricht. So synt die Bourgondsche noch mit groisse macht in dem lande van Luytghe. Wat yre vurneymen oir is, kan mon nyet wale verstaen noch gewar werden.
Les bourgmestres et Conseil de la ville de Nuremberg écrivent à la ville de Franc/or t-sur-le-Mein pour s'informer de ce qui s'est passé à Liège.
Archives de la ville de Francfort-sur-Ie-Moin, Heiclissaolicii, Naciitrage,
31 novembre i4GS.
Unser willich freundlich dicnste eurer fursichlikeit mit vleis voran bereit. Fiirsichligen, ci'samen und weisen besundeiiichen und guten freunde, der goschiehtcn iialbeii zu Luttich ergangen langet an uns niancherlci rede doch nngeleicli, und naclidem wire derselben gegend etwas cntlegcn sein und deshalben solicher ergangcner geschichten nichl lautei's \vissen haben, dabei auch sunderlich erschiliet das daselbst dannen veri-ei- gcdacht werden sollc, so bitten wir eur fui'sichlikeit mit besunderra vieiss freuntlich uns solich geschichtenhalb zu Luttich, so vill euch davon dissent und ze schreiben geburlich ist, haï disem unserm botten zo verkunden, und dabei was verrern furnemens vor augen oder in gerichte sei, wollen wir umberei' (sic) fursichtikeit mit willen verdienen. Geben am sambstag sant Elisabeltentag, anno Domini llllc LXV11I'>"\
Burgermeister und rate zu Nuremberg.
La ville de Cologne s'excuse auprès de Charles le Téméraire d'avoir domié l'hospitalité à des réfugiés Liégeois, et lui promet de se conformer à ses volontés.
Archives de la ville de Cologne, Kopienbiicher, -l'd, f. 160.
4 avril 1469.
Uhistrissimo et excellentissimo princi|)i ac domino domino Karolo duel Bourgondie, Brabancie, Limburgic et Luxemburgie, comiti Flandrie, Artesii, Bourgondie, Hannonic, Hollandie, Zelandie et .\amurci ac domino nostro graciosissimo.
Paratos cum omni subjcctione animos in singulis ducali Excellencie vestre obsequendi et quidquid adejusdem honorem poterimus jugiter peroblatum. Illustrissime et excellcntissime prinecps ac domino graciosissimo, sicut placuit gracie vesti'e scriptis nos requirerc suis in ellectu, ne Leodienses Excellencie vestre ducalis inimicos apud nos sustineremus aul sustineri permittercmus etc, intclleximus plene super hoc gratiam vestram certificantcs quod secrète Leodienses apud nos vellennis sustinere seu susiineri permittere qui gracie vestre hostes existeront (juive subditis vestris dampna intulissent, aut animam haberent in posterum inferendi, et propterea ea
sincera dileclione qiram sciiipcr ad graliam vestram gessimus necnon bono ex inîcgro corde motiKiuc proprio, postquani accepimus Excellcnciam vestram niitu divino Leodienseni obtinuisse civitatem, repetitis vicibus omnibus Leodiensibuset presertim dictisde Viridi Tenta ac qiiibuscunquc aiiis gracie vestre adversariis et ob eorum facinora de terris iliis bannitis civitatem nostram proclamationibus et edictis publicis previis interdiximns, demiim amicis nostris ad hoc specialiter deputatis seriose commisimas, si (juos taies reperirent, quod illos expellerent vel in carcerem mitterent, ila quod neque de consensu neque de voluntate noslra ex illis quisqiiam remansit, dempto nobili domino de Buyren seniore et quodam alio décrépite etatis vire dicto Ileinrico Russcaus olim cive Leodiensi, cum quibus, quia alïirmarunt graciam apud Excellenliam vestram impetrasse, ad tempus dispensatum est. Poterunt et hic existere nonnulle mulieres miserabiles persone, cum infantulis suis in ecclesis et liostiatim elemosinas mendicantes, quibus adhuc partum est, nam dicitur (juod similes in dicionibus excellencie vestre tollerantur. Sed si Excellencia vestra in bujusmodi aliquam liaberet displicenciam, dum de hiis avisaremur, vellemus libenti animo in talibus facere ad ipsius gracie vestre beneplacitum. Quare precibus rogamus humilhmis Excellcnciam vestram obsequiosius quam possumus, nos in premissis excusâtes haberi et teneri, et in quibus gracie vestre ulteriorem famulatum juxta nostram possibilitatem exiguam facere poterinius, promptes et benivolos nos opperimus ad vestre ducalis magnificencie reverenciam, quam Cristus resurgens ex mortuis dominus noster altissimus ad felix terrarum suarum regimen cum salute custodiat in eternum. Ex Colonia civitate nostra die martis in feriis pascalibus, quarta mensis aprilis anno Domini etc Ï.XIX.
Magistri civium et consules civitatis coloniensis.
A cette lettre est jointe une traduction allemande.