‹ La cité de Sainte-Cunégonde de Montréal [microforme]Chapitre 14 sur 82 · LE COMTE F. DE FOUCAULT · texte numérisé non relu

LE COMTE F. DE FOUCAULT

‘existence du peuple canadien-français est intimement liée à celle du clergé. L'un par l’autre a vécu. Ils se sont aidés, se sont soutenus. Si nous avons conservé notre religion, notre langue, nos mœurs, c’est grâce à lui. Qui peut le nier ?

Notre histoire, ‘‘ écrin de perles ignorées ” a dit Fréchette, pages héroiques, s’il en fit jamais, est un long et brillant témoignage en faveur de cette réflexion.

Sous la domination française, les missionnaires conquirent ce pays au christianisme. Après la conquête, nos prêtres, nouveaux pasteurs, rassemblent leurs brebis, les gardent sous leur protection, les préservent des contacts dangereux.

Sous eux, une nation forte, saine, religieuse, morale, grandit, s'élève comme un arbre vigonreux. Ses enfants débordent de ïieur territoire envahissent les pays limitrophes et vont porter au loin les semences de la foi et leur énergie pour le travail.

z.ussi, le prêtre ne s’est pas borné à veiller à nos intérêts religieux. Au contraire, dans la plupart des paroisses, .e prêtre s'est identifié avec les pro- , grès matériels de la place.

C'est ce qu'a fait notre curé. Son action bienfaisante au milieu de nous a été si forte qu'il semble avoir inspiré et fécondé toutes les œuvres.

On le trouve partout, indiquant ce qu'il y a à faire, suggérant les moyens pour y parvenir, donnant libéralement son temps, ses sueurs et ses épargnes pour ÿ arriver plus tôt au but.

J'ai donc cru devoir placer une notice biographique sur L'abbé A. Séguin,

Semblable au papillon qui, dans un jardin ne se pose qu’un instant sur chaque fleur, ma plume ne fera qu’effleurer les différentes phases de la vie et des travaux de notre curé dévoué.

M. Séguin est né à Rigaud, comté de Vaudreuil, le 28 octobre 1842, et reçut au baptême le nom d’Alphonse. Son père, un brave et riche cultivateur, s'appelait Pierre Séguin et sa mère Adélaïde Sabourin.

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