RESIDENCE GILBERT
{Aujourd'hui résidence de C. F. LALONDE.)
Alors, les possesseurs du ‘‘ch2min du roi” le'firent macadamiser en neuf. Pour cela, ils se servirent du gravier d’une éminence de cailloux qui existait entre les rues Fulford, Canning et Workman, mais ils en prirent une telle quantité
ture, s de
on du
otre > displus rt, à
qu'il resta une excavation assez profonde. Les eaux pluviales formèrent une lagune qui reçut le nom de ‘‘ Gravel Pitt.” De là, vient ce nom de ‘ Gravel town ” que l’on donna, au début, à l’amas de résidences construites dans cette localité.
Vers 1840, Sainte-Cunégonde ne comptait encore que les habitants suivants:
10 M. Coderre, employé à la barrière de péage, érigée près de la rue Fulford. M. Coderre avait succédé à son beau-père, M. Barollet.
2° M. Quinn, qni possédait une maisonnette près de la rue Dominion.
3° M. Gilbert, dont la résidence est aujourd’hui occupée par M. C. F. Lalonde.
4° M. Louis Fortin résidant en face du précédent:
5° M. Courville qui tenait un hôtel dans une maisonnette située au coin des rues Vinet et Notre Dame. A côté se trouvait une grande bâtisse de pierre qu’on appelait “ la poudrière.””
6° M. Brewster dont la demeure seigneuriale sert de nos jours de maison de charité. .
7° M. Herdell, employé au moulin Brewster, (maintenant le Mona Saw Mill)
8° et 9> MM. Descarries et Campbell. Leurs maisons existent encore rue Notre Dame, près de la rue Lévis.
Cesont là les fondateurs de Ste. Cunégonde,
Leurs noms, je le crois, ne seront pas transmis à une postérité très reculée, et personne ne songera à leur élever des monuments. Cependant, il est bon de conserver au moins leur souvenir, car il fallait alors un certain courage pour avoir feu et lieu sur le ‘‘ chemin de Lachine.’’
La justice n'avait pas les bras longs ét il suffsait, à certaine gens, d'être en dehors des limites de la cité de Maisonneuve pour se croire tout permis.
Je n’en veux pour preuve que le fait suivant, rapporté dans une chronique fort curieuse intitulée : ‘‘ Notes diverses sur le Bas-Canada par Amury Girod ’’ :
‘‘Au mois de septembre 1833 eurent lieu les ‘{ courses de chevaux à la rivière St. Pierre, ‘© paroisse de Montréal. Comme à l'ordinaire il ‘y eut un grand concours de spectateurs. Des ‘* soldats du 24ème régiment (en garnison à Mont- ‘ réal) armés de leurs baïonnettes et de bâtons s’y ‘‘ trouvèrent aussi. Dès le premier jour il se ‘‘ manifesta une insolence si inouïe de la part des ‘{ soldats, que personne ne douta que l'objet fut ‘ d'exciter du trouble et d’insulter les citoyens, ‘‘ pour en venir aux mains avec eux. Le dix ‘{ septembre enfin, eut lieu l'excès qui mit fin ‘* aux jours d’un paisible citoyen, Salomon Bar- ‘ beau, qui, d’après tous, n'avait pris aucune part ‘{ aux rixes et querelles qui, ce jour, comme les ‘ deux jours précédents, avaient eu lieu entre les ‘ troupes et les bourgeois. Un soldat demanda
ransmis à 2 songera it, il est dir, car il oir feu et
t il suff- S limites ire tout
Suivant, 1se intiada par
lieu les Pierre, naïire il . Des Montons s’y r il se art des jet fut oyens, Le dix ait fin a Barle part me les tre les nanda