‹ La cité de Sainte-Cunégonde de Montréal [microforme]Chapitre 4 sur 82 · S. DELISLE · texte numérisé non relu

S. DELISLE

édos à Ancien marguillier, , Pr

; de Ste-Cunégonde. | à

Deuxième Am t de l'association St. Jean-Baptiste. . Ancien pond commissaire d'école. Echevin.

‘{ aux Canadiens de leur donner le plus fort d’entre ‘‘ eux, pour se mesurer avec lui Un Canadien, ‘‘ là-dessus, s'était pris aveë un sergent du régi- ‘! ment, qui appela imédiatement à son secours ‘ses hommes et commanda l'attaque. Quand ‘avec une lacheté indigne d’un militaire an- ‘* glais, les soldats commencèrent aussitôt à se ‘{ servir de leurs baïonnettes contre les citoyens, ‘{ ceux-ci prirent la fuite et furent vivement pour- ‘“ suivis par leurs adversaires. Salomon Barbeau, ‘{ pour se sauver de toute compagnie qui se per- ‘ mettait des excès fut du nombre des fuyards. I1 ‘{ fut cependant le seul qui fut atteint par l’arme ‘ d'un militaire qui la lui enfonça dans les reins, ‘{ et après l'en avoir retirée, l'en frappa sur la tête ‘{ avec la poignée. Barbeau était alors renversé ‘par terre Non-contents de ce crime, plusieurs ‘’ soldats lui assénèrent-encore des coups de bâtons ‘‘ et le foulèrent aux pieds, en criant : ‘ C’est un { Canadien, maintenant nous l’avons.’”’ Le traite- ‘{ ment fut si atroce, qu’un-sergent, quelqu’animé ‘‘ qu’il fut, cria enfin de cesser, parceque c'en ‘4 était assez. Un sous officier, James Price, ne se ‘ trouva éloigné de Barbeau lors de cet outrage, ‘{ qu’à ia distance de peu. de pas ; mais il n’inter- ‘posa nullement son autorité pour arrêter les ‘* excès des soldats. :

‘ Du moment que Barbeau eut reçu cette bles- ‘ sure, il ne fit que languir jusqu’au dix-sept ‘ novembre 1833,date de sa mort à l’hopital. Quoi- ‘que la presse eut averti le gouvernement de ‘ ce qui avait eu lieu aux courses, l'exécutif ne ‘{ jugea pas à propos de s’en enquérir, ni de répri- ‘{ mer l’insolence militaire.”’

fort d’entre Canadien, nt du régi- Dn secours + Quand itaire ansitôt à se > citoyens, ment pour-

renversé plusieurs de bâtons

C’est un Le traitequ’animé que c'en Ice, ne se outrage, n’interrêter les

tte blesdix-sept l. Quoinent de utif ne le répri-

Page 1