J. H. DORE
Quatrième maire de Ste-Cunégonde. Ancien marguillier. Commissaire d'école. Ancien président de l’association St. Jean-Baptiste. Echevin.
Tremblant à la vue du lourd fardeau qu’on voulait lui imposer, mais aussi plein de confiance en Dieu, il vint commencer ses travaux apostoliques.
Il s’acquitta de son ministère avec un zèle, une patience et un dévouement qui en peu de mois minèrent sa santé et le forcèrent de demander à son évêque son rappel à la campagne. Ce qui lui fut accordé durant l'été de 1875. À
Mgr. Bourget nomma à sa place Monsieur Alphonse Séguin, alors curé de Si. André d’Ar-
genteuil. Jeune, robuste, exercé déjà au ministère pastoral, M. Séguin laissait entrevoir qu'il “pourrait rendre à la desserte de nombreux et pré- -cieux services.
Il prit la direction de sa mission à la fin d’oc- ‘tobre 1875.
Au milieu de décembre, le faubourg fut érigé cationiquement en paroisse, sous le vocable de Ste. Cunégonde, impératrice, femme de St. Henri.
I1 manquait encore une chose au bonheur de ces paroissiens, c'était : leur liberté complète.
+ Des démarches faites en 1875 étaïerit restées | infructueuses, en présence d’une trop forte opposition venue de St. Henri.
A l'automne de 1876, MM. Hubert Morin et Chas. F. Lalonde, prièrent leur curé de descendre
à Québec, pour leur aider à obtenir de la législature
provinciale, la liberté convoitée depuis si 1ongtemps. Grâce au puissant concours de Mgr.
Labelle, ce bienveillant protecteur des petits et des faibles, le point tut gagné et les officiers municipaux de St. Heuri s’en retournèrent dans leur pays cacher leur insuccès.
Les réjouissances furent grandes, à Ste, Cunégonde, quand les citoyens apprirent qu'ils allaient administrérleurs affaires eux-mêmes,
Nous allons suivre les habitants de cette nou-
velle paroisse et examiner quel usage ils vont faire des libertés qu'ils viennent de conquérir.