PORTEUR D'EAU
les travaux furent confiés à MM. Berger et Béique. Poussés rapidement, 1ls furent terminés en 1879. Le 24 décembre, la veille de Noël, l’eau fut introd uite pour la première fois dans les tuyaux.
L'édifice qui renfermait les machines s’élewait sur la rive nord de notre beau St. Laurent,
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vis-à-vis l’île des Sœurs, dans un endroit très pittoresque. L'eau puisée au pied du rapide Saint- Louis était fraîche et limpide.
Le 26 mars 1877, la corporation acheta l’ancienne église St. Jude et l’école y attenant pour les convertir en un hôtel de ville et y établir des postes de pompiers et de gardiens de la paix, plus en rapport avec notre situation financière, car déjà la valeur de la propriété immobilière était de $1,163,000 et la population de 4,084 âmes. Placé au coin des rues Vinet et Workman, le nouvel hôtel de ville se trouvait presqu’au centre de la municipalité, conséquemment bien situé pour les affaires. Les protestants se bâtirent une autre église, en pierre, plus jolie, au coin de la rue Coursol et de la rue Vinet.
Peu de temps après, M. C. F. Porlier fut nommé secrétaire-trésorier en remplacement de M. Raïinville. Il conserva cette position jusqu'en 1884, époque à laquelle il démissionna et devint percepteur des taxes d’eau jusqu’en 1889, puis surintendant de l’aqueduc, fonction qu’il remplit depuis lors. Dans sa charge de secrétaire il fut remplacé par M. G. N. Ducharme.
A peine ce dernier était -il au fait des devoirs de sa nouvelle situation qu'il commença à préparer la charte ‘‘ d’incorporation” du village de Ste. Cunégonde ‘‘ en ville,” et le 24 juillet 1887 la
chose était accomplie. Immédiatement, le conseil décida de faire commencer les travaux de la pose des canaux d’égouts, (Cette mesure sanitaire et d'utilité publique, indispensable de nos jours, provoqua un nouvel élan vers la prospérité, donna plus d'encouragement aux locataires. et partant aux propriétaires. Aussi voyons-nous constructions et lots atteindre le chiffre de $1,375,050:
Afin de rendre plus important les abords de notre magnifique temple, d’en faire voir les majestueuses proportions, il fut en 1885, proposé et adopté de convertir en square le lopin de terre sis au coin des rues St. Jacques et Vinet. On ajoutait que plus tard, sur ce petit square, on pourrait élever un monument quelconque. Eh bien ! citoyens, le moment semble venu de mettre votre idée à exécution, St. Henri, la ville voisine, a élevé une statue au découvreur du Canada, élevons en une à un autre
héros, afin que chacune des places publiques de la métropole canadienne et de ses environs puisse présenter au regard, une page de notre meiveilleuse histoire, écrite sur le bronze et le granit.
A partir de 1886, Sainte-Cunégonde entre dans une ère prospère sans égale. Le Grand Tronc lui accorde une petite gare, la Banque Jacques Cartier place une succursale : les rues sont éclairées à la lumière électrique, les noms des rues insignifiants sont remplacés par des noms sonores et bien historiques, on parle d'acheter l’aqueduc, et finalement, le 21 mai 1800, la ville devient cité.