‹ La cité du devoirChapitre 1 sur 23 · SON DERNIER VŒU · texte numérisé non relu

SON DERNIER VŒU

Nous nous sommes proposé dans ce IhTe de combler, selon la mesure de nos faibles forces, ce qui nous semblait une lacune dans l'œuvre chrétienne : à savoir de montrer Tinfluence directe, immédiate, pratique, que peut, que doit exercer le christianisme sur la marche de la société, sur la \ie ordinaire, dirons-nous, de la famille humaine. Deux méthodes se présentaient à notre esprit : Ou emprunter à la philosophie, à la métaphysique , leurs profondes théories — mais tout d'abord nous avons compris que ce rôle était résené à des plumes plus savantes et plus exercées que la nôtre; — ou bien tenter de captiver Fintérêt public en mettant en scène des personnages dont l'observation nous avait d'ailleurs fourni des t^-pes exacts. De plus, ce procédé, plus simple pour notre peu d'expérience littéraire, nous permettait d'échapper à l'aridité qu'entraînent souvent après elles de pareilles questions traitées au point de vue scientifique. Puis c'est au grand nombre que nous voulions parler. Nous nous proposions, en un mot, de

faire voir tout ce qu'un homme, un chrétien^ placé par la Providence dans des conditions favorables, peut faire de bien autour de lui, tout ce qu'il peut réaliser de perfection morale, de bien-être matériel, transformant la charité individuelle en une charité plus étendue qui recueille insensiblement de plus nombreuses souffrances dans son sein; puis, comme conséquence, tout ce qui peut résulter d'amour du devoir, de relations sympathiques, de bonheur réel, dans ce concert d'hommes, travaillant ensemble sur cette terre d'exil à devenir citoyens de la céleste patrie.

Heureux serons-nous si l'idée qui nous a conduit à faire ce livre, peut attirer sur ce sujet une éloquence et des lumières plus grandes que les nôtres.

Qu'il nous soit permis d'offrir ici un juste tribut de reconnaissance à ceux de nos amis qui nous ont aidé de leurs conseils et de leurs critiques. Jamais surtout nous n'oublierons l'appui cordial de celui d'entre eux qui nous a mis à même de publier ce livre, et de marcher ainsi vers le but que nous avons à cœur d'atteindre.

Septembre 1856.

LA

CITÉ DU DEYOIR

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