‹ La cité moderneChapitre 198 sur 467 · PASSAGE DK L'APPÉTIT A L'ASPIRATION · texte numérisé non relu

PASSAGE DK L'APPÉTIT A L'ASPIRATION

Le corps physique ne suffit donc pas. 11 faut autre chose. Or Y « ftmc » est inadmissible. Où trouver l'explication cherchée, sinon dans le corps politique^.

C'est qu'en effet, l'individu n'est pas seulement un organisme animal : il est aussi partie d'un organisme social. 11 a, dans cet organisme social ou corps politique, une place, une situation, un rôle, laborieusement conquis et sauvegardés. Or, c'est de cette place et de ce rôle que la calomnie tend à le déposséder, d'où la souffrance.

Ce n'est plus ici de plaisir ou de douleur qu'il s'agit, choses purement physiques ; mais de joie et de tristesse, choses morales.

Non que le « moral » ne retentisse sur le « physique ». Mais enfin le « moral » n'est pas le « physique ».

Qu'est-ce donc que le « moral » ? C'est du « social ».

La sensation, comme l'appétit, a trait au corps physique. Le sentiment, comme l'aspiration, a trait au corps politique.

Il ne faut donc pas expliquer la différence de la sensation et du sentiment par la différence du corps et (l'on ne sait quelle « âme », mais par la différence du corps animal et du corps social.

Dans notre hypothèse, l'âme (substance) est remplacée par la cité.

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