L'ASSOCIATION ÉVOQUE LES « POSSIBLES
Le « simple » « enveloppe » toute « virtualité ». Mais ce n'est qu'en « composition » qu'il « développe » sa « virtualité » en « vertu ».
En langue aristotélique, toute puissance réside dans le « simple », mais ce n'est qu'en « composition » et par « composition » que la « puissance » passe à 1' « acte ».
Il s'en faut donc bien que chaque « unité » ou « monade » puisse se suffire à elle-même. Tout au contraire, par elle-même, « une monade » n'est pour ainsi dire rien, rien qu'une infiniment lointaine et obscure « virtualité », — autant dire un pur « néant ». Mais, par le rapprochement, par le groupement, elle éveille à 1' « être » son relatif « non-être ». Par l'union, par l'association, elle fertilise son apparente stérilité, elle émeut sa sourde richesse.
Toute monade, pensait Leibnitz, « tend confusément à l'infini »... (Oui), et s'y élève d'elle-même, par ses seuls efforts... (Pas du tout, tant s'en faut!)
C'est précisément le contraire qu'il faut dire. La monade, réduite à elle-même, équivaut pratiquement à rien. Mais, par l'association, elle peut s'élever à tout.
Car les associations vont se compliquant progressivement, se superposant pour ainsi dire et s'enveloppant pour se dépasser, à l'infini. Et c'est ainsi que, par de plus en plus complexes « compositions », la monade
réalise de plus m plus hautes ei de plus en plus riches
ctualisations » de ses o \ irtualités ».
En résumé, l'isolement n'esl que misère, détresse,
néant. Toute vertu, toute richesse, toute puissance,
le dans le « simple », sans doute, mais n'éclot que
dans le « composé ».
1/ association évoque les a possibles ».