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SIX PRINCIPAUX PRÉCURSEURS OU ÉMULES DE M. H. M1LNE-EDWARDS

On le voit, c'est magistralement que H. Milneiwards introduit en biologie ce idée de la « division du travail »,

Edwards introduit en biologie cette grande et féconde

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J'ai <lil qu'il avaii eu des précurseurs et des émules. cl que, néanmoins, son nom paraissait mériter de rester attaché à cette heureuse inspiration scientifique.

Lui-môme d'ailleurs énumère avec soin les savants qui ont plus ou moins entrevu ou adopté son idée, avant lui, ou à sa suite. On trouve cette énumération dans une note afférente au § 6 de la leçon 140, p. 267 :

L'hypothèse de la pluralité d'individus vivants unis entre eux pour constituer l'organisme d'un animal ou d'une plante, n'est pas nouvelle dans la science; on la trouve indiquée, soit formellement, soit d'une manière implicite, dans beaucoup d'écrits plus ou moins anciens.

Ainsi un médecin célèbre du siècle dernier, Bordeu, a soutenu que la vie générale d'un être animé, d'un homme notamment, n'est que la somme des vies particulières à chacun de ses organes.

Et, comme je l'ai dit précédemment (t. VIII, p. 247 et 273), cette conception sert de base à la théorie des molécules organiques de Buffon.

Elle a été développée sous une autre forme par Gœthe, lorsque, en 1796, cet homme de génie donna la théorie de la métamorphose des plantes (Gœthe, Œuvres dhistoire naturelle, trad. par Martens, p. 209 et suiv.).

Et, en 1826, elle m'a permis de formuler d'une manière générale et précise le principe du perfectionnement du travail physiologique par la division de ce travail.

Elle a guidé Dugès dans ses investigations sur l'indépendance relative des groupes d'organites qu'il a désignés sous le nom de zoonites (Dugès, Mémoire sur la, conformité organique dans V échelle animale, 1832).

C'est encore la même conception qui, appliquée aux utncules élémentaires des tissus constitutifs de l'économie animale, a été développée par M. Virchow dans son ouvrage sur la pathologie cellulaire (Virchow, La pathologie cellulaire, trad. par Picard, 1861).

Enfin Claude Bernard alla encore plus loin, car dans les dernières années de sa vie ce grand investigateur considérait la

physiologie générale comme ne consistant que dans l'étude des celluies ou autres unités de cet ordre qu'il appelait les « radicaux physiologiques ». (Cl. Bernard, Physiologie générale, p. 323.)

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