‹ La cité mystique de DieuChapitre 120 sur 122 · PART. II, LIV. V, CHAP. IV · texte numérisé non relu

PART. II, LIV. V, CHAP. IV

corporelle; et, quoique je conservasse l'espoir de le retrouver, l'amour que je lui portais, et le doute où j'étais de la cause de son absence, ne me laissèrent prendre aucun repos que je ne l'eusse rencontré. Je veux , ma trèschère fille, que vous en fassiez autant quand vous le perdrez, soit par votre faute, soit par son amoureuse industrie. Or, de peur que cela n'arrive en punition de votre négligence, vous devez vivre avec tant de ferveur, que ni l'affliction, ni les angoisses, ni la faim, ni les périls, ni la persécution, ni l'épée, ni la hauteur, ni la profondeur, ne puissent jamais vous séparer de votre bien (1); puisque si vous êtes fidèle comme vous le devez être, et que vous ne veuilliez point le perdre, ni les anges, ni les principautés, ni les vertus, ni aucune autre créature, ne sauraient vous en priver (2). Les chaînes de son amour sont si fortes, que rien ne les peut rompre, si ce n'est la propre volonté de la créature.

(1) Rom., vin, 35. — (2) Ibid., 38.

FIK DU TOME TROISiftiU.

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