PART, 11, I-IV. IV, CHAP. IV
n'y avoir qu'une faute légère à offenser et à scandaliser son prochain , car tous ces péchés sont grands en la présence de Dieu. Mettez une forte garde à votre bouche, à toutes vos puissances et à tous vos sens (1) , pour observer scrupuleusement la charité envers les ouvrages du Très-Haut. Donnez cette satisfaction à celle qui veut que vous acquériez dans une vertu si excellente la haute perfection dont je vous fais à vous une obligation rigoureuse, de ne penser, de ne dire et de ne faire jamais rien qui puisse offenser votre prochain , ni de permettre , pour quelque rai- .son que ce soit, que vos inférieures, ni même aucune autre personne , si cela peut dépendre de vous , le fassent en votre présence. Réfléchissez sérieusement, ma trèschère fille, à ce que je vous demande, parce que vous y trouverez la science la plus divine et la moins connue des mortels. Que mon iiumilité et ma douceur servent de remède à vos passions et d'exemple qui vous anime; regardez-les comme un effet de l'amour sincère que je portais non - seulement à mon époux, mais à tous les enfants de mon Seigneur el de mon Père céleste, parce que je savais à quel haut prix ils ont été achetés et rachetés (2). Apprenez à vos religieuses avec vérité, fidélité e( charité, que, bien que tous ceux qui n'accomplissent pas ce commandement que mon Fils appela sien et nouveau , offensent grièvement la Majesté divine, son indignation est sans comparaison plus grande contre les religieux qui le transgressent. Tandis qu'ils sont plus strictement obligés de se montrer les enfants parfaits du Père (3) qui leur a enseigné cette vertu , il y en a beaucoup qui la détrui- .senl, comme les mondains, mais en se rendant bien plus odieux aux yeux du Seigneur.
(1) Ps. r.xL, 3 et 4. — (2) I Pair,, i, 18; I Cor., vi, 20. — (.'0 Joan., XV, 12, 13 et 34 ; Maitti., v, 48.
202 l.A CITK MYSTIQCR.