Acte de mariage de M"^' de Garaman
Extrait des registres des actes de mariage de l'an XIII (X» mairie).
Du quinze thermidor an treize de la République, à quatre heures après midi. Acte de mariage de François-Joseph-Philippe Riquet-Caraman, âgé de trente-trois ans, né à Paris le vingt novembre mil sept cent soixante et onze et y demeurant rue Saint-Dominique numéro 1530, propriétaire ; fils de Victor- Maurice Riquet-Caraman, ancien lieutenant-général des armées de France, domicilié à Paris, rue et numéro susdits, et de Marie-Anne-Gabrielle-Josèphe- Françoise d'Alsace d'Hénin- Liétard Chimay, son épouse décédée ;
Et de Jeanne-Marie-Ignace-Thérèse Cabarrus, âgée de trentedeux ans, née à la paroisse de Saint-Pierre de Caravenchel do
Arriba, juridiction do Madrid, en Espagne, le trente et un juillet mil sept cent soixante-treize, épouse divorcée de Jean-Jacques Devin do Fontenay, son premier époux, et de Jean-Lambert Tallien, son second époux, ainsi qu'il résulte d'un acte extrait des registres de l'état civil du premier arrondissement de Paris, en date du dix-huit germinal an X, demeurant à Paris, rue de Babilone (sic), fille de monsieur le comte Cabarrus, conseiller d'État de Sa Majesté Catholique, domicilié à Barcelone, étant de présent résidant à Bayonne, et de madame Marie-Antoinette Galabert, son épouse, demeurant à Valence, en Espagne, tous deux consentants au premier mariage de leur fille, savoir ladite dame comtesse de Cabarrus, par acte sous seing privé par elle souscrit à Valence, le sept février dernier, dûment enregistré à Paris, ce jour d'huy, et monsieur le comte de Cabarrus représenté à l'effet de réitérer son consentement audit mariage par monsieur Etienne-Didier Guerey, ancien officier de cavalerie, domicilié à Paris, rue de la Sourdière numéro 27, son fondé de procuration à cet effet par acte passé devant Duhaldé notaire à Bayonne, le dix-neuf messidor dernier enregistré le même jour, ledit sieur Guerey audit nom, présent et consentant audit mariage.
Les actes préliminaires sont : extrait du registre des publications faites en cette mairie les dimanches seize et vingt-trois nivôse dernier, affiché aux termes de la loi sans opposition; les actes de naissance des époux, l'acte de décès de la mère de l'époux, extrait des registres de l'état civil de cet arrondissement en date du sept messidor an VIII; un acte respectueux fait par l'époux à monsieur son père devant Dunays, notaire à Paris, et en présence de témoins, le douze du même mois, suivant Tacle de notification en date du même jour et enregistré à Paris le surlendemain ; l'acte de divorce ci-dessus énoncé et les actes de procuration et sous seing privé ci-dessus datés et mentionnés. De tous lesquels actes ainsi que du chapitre six sur les droits et les devoirs respectifs des époux, titre cinq du Codecivil, il a été donné lecture par moi, officier public, aux termes de la loi.
Les dits époux présents ont déclaré prendre en mariage, l'un
Jeanne-Marie-Ignace-Thérèse Cabarrus, l'autre François-Joscpli- Philippe Riquet-Caraman, en présence de Victor Leterrier, demeurant à Paris, rue Mandar numéro 7, homme de loi, âgé de quarante et un ans, de Louis-Nicolas Jarot, demeurant à Paris, rue Françoise, numéro 13, division de Bon-Conseil, homme de loi, âgé de quarante quatre ans, tous deux amis de l'époux ; de Pierre Saintin, demeurant à Paris, rue Coquillicre numéro 36, commis principal à l'administration de la Loterie, âgé de soixante-trois ans, et de François Jourdheuil, demeurant à Paris, rue Saint-IIonoré 1515, homme de loi, âgé de quarante ans, ces deux-ci amis de l'épouse.
Après quoi, moi, Joseph-Fulcrand Fabre, adjoint au maire du dixième arrondissement de Paris, faisant fonctions d'officier public de l'état civil, ai prononcé qu'au nom de la loi lesdits époux sont unis en mariage, et de suite j'ai dressé le présent acte, dont j'ai aussi donné lecture et que les époux, le sieur Guerey audit nom ont signé avec moi.
Signé : M. J. J. Th. de Cabarrus, Joseph Riquet de Caraman, Guerey, Leterrier, Jarot, Saintin, Jourdheuil et Fabre ^ .
Lettre de la princesse de Chimay à M. Laffitte 2.
(Cette lettre est, selon toute vraisemblance, delSlSou 1816.)
Je suis sortie de chez vous, Monsieur, pénétrée de l'obligeance de votre accueil et de votre promesse de vous occuper de ma triste position, car vous avez été à même de juger, par ce que j'ai confié à votre bonté, qu'être et paraître sont deux choses absolument distinctes ; dans votre propre cabinet, pour